HISTOIRE NATURELLE, LIV. xi. 363
on se voie représenté en raccourci, mais en entier. De là vientque la plupart des oiseaux qu’on tient sur le poing, cherchentprincipalement à se jetter aux yeux des personnes qui les tien-nent,, parceqti’en voyant leur image., ils y trouvent un attrait qui.les invite (151) à s’en rapprocher. ; '1 '
Certaines, bêtes de charge ont mal aux yeux dans l’accroisse-nient de la lune. L’homme seul recouvre la vue en évacuantrhumeur (152) qui l’avoit rendu aveugle. II y a eu plusieurspersonnages à quila vue est revenue (153) au bout de vingt ans*.Quelques-uns naissent aveugles, fans qu’on apperçoive aucunvice dans leurs yeux; &; plusieurs le deviennent tout-à-coup ,fans qu’il paroisse (154) que leurs yeux aient été aucunementoffensés. De très savants Auteurs disent qu’il y a des (155) veinesqui vont des yeux au cerveau : pour moi, je pense qu’elles vontauffi à l’estomac (15 5*); du moins, l’accident d’un œil arrachéest-il toujours suivi d’un vomissement. C’est unesryA) pratiquesacrée chez les Romains (157) de fermer les yeux aux mourants ,6 c de les leur ouvrir ensuite quand ils font fur le (138) bûcher.Cette coutume est fondée fur ce qu’il n’est pas permis à un homme
vent du mot tpÀÍ&œ, comme Pline dumot vens, qui répond strictement autpÁÍSia. des Grecs. Malgré cela le PèreHardouin est tetìtél d‘e croire que cestrois Auteurs fe four servis esurie ex-pression impropre, &e qu’il faut en-tendre par ces veines les nerfs opti-ques. ;
(155*) C’est suri tout ici qu’il im-porte d’entendre par vens les nerfs op-tiques , lclquels íortenr de la substancemédulléute dú-ceïVëâu & - dès- menin-g es 3 par lé moyen desquelles leur cor-respondance s’éfend ju squati veiitri-cule. Voyez Galien , in Comment. 6 ,Apbor. 50, p. *283. C’est'ce rapportde 1 estomac avec- les nerfs- optiques
qui fait que, dans le mal de tète nom-mé migraine, & dont la source est dansle mal-aise de l’estomac, on sent d’or-dinaire une grande douleur dans I’uîîdes yeux. ■. ‘ --
(1 56) C’est ce que Valere Maxime ,1. L, ch. 6, n“. 8 , p. l oy , appellesupremum opprimendorum oculorum osscium. ' .
(157) Et chez les- Grecs ; témoin cèv ce u ■ d e ' P é n é íó p e : :i < i - .
~ Dì ; precor, hWyiifcsarft ; ut, emnibfis ordine fois,1116 meosoculòs comvtimac , iKetuos. ■ ;
f 1 5 8) D est 4- quoi, selon Ttinìehe,1 . r6, Advers. chap. f, p. 909 , faitallnfion cé vers'dé Virgiié : 7Dát'ibìitfriús ;adìmicqile ,'Sc bíiìina hiotte rèiïgtiac.
Z z ij