4 NATURALIS HISTORIAL LIB. XIII.
noverant, jam ros# succo reperto : nominatur enim quo-que in olei laude. Unguentum Persarum genti se debet.Illi madent eo, & accersitâ commendatione, ingluvie na-tum virus exstinguunt. Primum, quod equidem inveniam,castris Darii regis expugnatis, in reliquo ejus apparatuAlexander cepit scrinium unguentorum. Postea voluptasejus à nostris quoque inter laudatissima atque etiam hones-tissima vit# bona admissa est : honosque & ad defunctospertinere coepit. Quapropter plura de eo dicemus. Qu# exhis non erunt fruticum , ad praesens nominibus tantum in-dicabuntur : natura vero eorum suis reddetur locis.
Unguentis cognomina dedere aliis patria:, aliis succi,aliis arbores, aliis cauf#. Primumque id scire convenit,
(i) Le Pere Hardouin prend ici leparti de Pline contre Hieronymus Mer-curialis , quii accuse de n’avoir pointcompris notre Auteur. Voici ses pa-roles : Hic Plinium perperam incusat 3quem non intelligit, Hieron. Mercuria-lis j lib. de Decor, cap. ult. VideAthe-n&um j lib. 15 , p. 688. Celan’empê-che point qu’on ne puisse ici convain-cre d’erreur notre Pline. En effet, lesparfums, ou combinaisons odorantes ,font d’une bien plus haute antiquitéqu’il ne l’a cru. Voyez , auchap. 30 deYExode _, la composition de l’huilesainte pour la consécration des Prêtres,& celle du parfum qui devoit être of-fert au Seigneur.
(z) Nous traiterons de cette coutu-me au chap. 16.
(3) Ce que Pline va ajouter prouveseulement que l’huile essentielle derose éceit connue du rems d’Homere,
puisque ce Poète en fait mention.Mais il est à remarquer qu’il n’en prêtela connoistance qu’aux divinités ; cequi lui sert à sauver ^anachronismeoù il auroit cru tomber s’il eût prêtécette même connoistance à ses héros jencore qu’il paroiste , par l’EcritureSainte , que la plupart des parfums ouessences combinées croient en usagede tcms immémorial dans la hauteA fie. Mais comme ces usages se fontintroduits fort tard en Europe , &qu’Homere n’a probablement pointvoyagé par-delà les établissementsGrecs de l’Asie Mineure , il est à croirequ’il 11’avoit des parfums qu’une idéetrès superficielle. Quoi qu’il en soit,le passage de l’Iliade que Pline a eu envue n’autorisoit point notre Auteur àsupposer qu’Homere eût parlé de l’huilerosat comme d’une essence usitée dansl'époque du siégé de Troye. C’est Vé-nus , & non une mortelle, qui répandde l’huile rosat sur le cadavre d’Hector,