6 O NATURALIS HISTORIAL L I B. XIII.
miscuè patuit usus rei, quâ constat immortalitas homi-num.
Papyrum ergo nascitur in palustribus ^Egypti, autquiescentibus Nili aquis, ubi evagatas stagnant, duo cu-bita non excedente altitudine gurgitum, brachiali radicisobliquas crassitudine , triangulis lateribus, decem non am-plius cubitorum longitudine in gracilitatem fastigatum ,thyrsi modo cacumen includens semine nullo,aut usu ejusalio quam foris ad Deos coronandos. Radicibus incolaspro ligno utuntur, nec ignis tantum gratia, sed ad aliaquoque utensilia vasorum. Ex ipso quidem papyro navi-gia texunt : & è libro vela, tegetesque , nec non & vestem,etiam stragulam, ac funes. Mandunt quoque crudum , de-coctumque , succum tantum devorantes. Nascitur & inSyria , circa quem odoratus ille calamus lacum. Neque
rltate 3 servatum est. Aujourd’hui mê-me ce nom de parchemin subsiste. Onnomme vélins les peaux de veau desti-nées au même usage , & apprêtées avecle plus de foin.
(16) Le papyrus est l’arbrisseau quidonne le papier Egyptien. La des-cription qu’en donne Théophraste ,Hist. Plant. liv. 4,chap. 9 , est confor-me à celle de Pline. Dalechamp endonne la figure, Hist. liv. 18 , p. 1883.
(27) Théophraste, ibid.
(2.8) Comme la jointure du poignet,selon Théophraste. II appelle cettejointure carpos. Ce mot, en effet, si-gnifie proprement en Grec, selon Aris-tote, l’endroit où le bras se joint auoigne t. Ce n’est qu’abusivement qu’ilagnifie aussi la paume de la main.
(29) Ceci est attesté par GoropiusBecanus, liy. 1.0 Hieroglyph. p. 1 61.
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Au reste, cette forme triangulaire estcelle qu’aftectent les tiges de presquetoutes les plantes.
(30) De la tige la plus baste, c’est-à dire du pied de la plante, s’éleveuneautre tige, & de celle-ci une troisiè-me, &c. toujours en diminuant degrosseur & de longueur. La tige radi-cale , selon Théophraste, s’éleve à q naî-tre pieds de hauteur, & forme en toutdix pieds de hauteur avec les autres.
(31) Le thyrse , selon le Pere Har-douin, n’étoit autre q u un long palchevelu par le haut. II devoit se con-tenter de dire que le thyrse étoit un.pal ou bâton pointu terminé par desfeuilles de lierre. Macrobe , livre 1 ,Saturn. chap. 19, définit très bien lethyrse : Telum acutum cujus mucro he-dera lambente protegitur. Ainsi cettechevelure du thyrse , dont parle le Pere