144 NATURALIS HISTORIE L I B. XIV.
paísis. Conduntur & musto uvre, ipfaeque vino suo ine-briantur. Aliae decoctae in musto dulcescunt: aliae vero so-bolem novam in matre ipsa exspectant translucidae vitro :additque acinis eamdem, quam in doliis amphorisve, du-ratricem illam firmitatem austeritas picis infusa pediculo.Jam inventa per se in vino picem resipiens, Viennen-sem agrum nobilitans, Arverno , Sequanoque & Helvicogeneribus non pridem illustrata. Atque haec Virgilii vatisaetate incognita, à cujus obitu xc aguntur anni. Quidquod infertae castris summam rerum imperiumque conti-nent? Centurionum in manu vitis, ut opinio praemio , tar-dos ordines ad lentas perducit aquilas , atque etiam in
(27) J’ai suivi la leçon indiquée parle Pere Hardouin , & non celle adop-tée par l’illustre Critique de Parme ,qui lit, d’après Hermolaus Barbarus :Jam inventa vitis per se picem respiensArverno , Sequanoque , 6 'c.
(28) Pline ( écrit le Pere Hardouin )composoit ceci Tan 230 depuis la des-truction de Carthage , comme il Ta-voue au chapitre suivant , & au li-vre 28, où il témoigne écrire dans Tan-née 830 de la fondation de Rome:donc ( poursuit le Pere Hardouin ) lesavant Donat a eu tort de placer lamort de Virgile Tan de Rome 73 z ,fous le Consulat de Caius Sentius Sa-turninus , & de Quintus Lucretius , ledixieme jour avant les Calendes d’Oc-tobre. Mais M. le Comte de la TourRezzonico entreprend de prouver, parle manuscrit qu’il a cru devoir suivre ,que Pline a écrit VC aguntur anni , &non pas X C aguntur anni ; & par cemoyen il concilie astez bien Pline avecDonat, Eusebe, Muratori, Scc. Ce-
pendant , comme cette justificationlaisse quelque chose à desirer , &que Texactitude du calcul n’est pasencore fans reproche, au moyen decette leçon tirée d’un manuscrit uni-que ; nous n’avons pas cru devoir nousprester de Tadopter, & nous nous ensommes tenus à la leçon ordinaire,qui est austì celle d u plus grand nom-bre de manuscrits.
(29) Les postes les plus honorablesétoientles plus proches des enseignes ;c’étoit sur-tout là le poste des Centu-rions. Ainsi c’étoit s’avancer en grade,&c faire, comme on dit, son chemindans le service, que de mériter la ba-guette de vigne, qui donnoit droitaux guerriers , en qualité de Centu-rions , de marcher au rang le plus voi-sin des enseignes. Voilà ce que n’avoirnullement exprimé M. Jault, qui tra-duit : Elle anime le soldat pareseux ,& le sait avancer vers les enseignes.Mais que dirons-nous de Tincroyableméprise du Pere Hardouin, selon qui