HISTOIRE NATURELLE, L I V. X I V. 2.19
peuple; car il en distribua plus de cent mille pieces (8). CaiusSentius , que notre âge a vu Préteur, disoit qu’il n étoit jamaisentré du vin de Chio dans fa maison, jusqu’â ce qu’un Médecinlui en donna pour un mal d’estomac (9) dont il étoit attaqué.Hortensius laissa à son héritier plus de dix mille mesures de vin, decelles que les Romains appellent cadi. Voilà ce qu on lit chez Varron.
Des libéralités que Jules César fit en un fiefiin , & de lapremiere fiois qu on servit plusieurs Jones de vins dans unseul repas .
Mais que dirons-nous du Dictateur César , qui, dans le festinqu il donna pour son triomphe, distribua â chaque troupe de con-viés des amphores entieres de vin de Falerne , & des pieces en-tieres de vin de Chio? Dans son triomphe d’Espagne, il distri-bua auísi du vin de Chio & de Falerne : & lorsque , dans sontroisième Consulat, il étoit chargé du soin des festins sacrés (1),il distribua du vin de Falerne , de Chio, de Lesbos & de Meí-sine : aussi fut-ce la premiere fois qu’on vit servir de quatre sortesde vins dans un même festin. Les autres vins commencerentensuite, vers l’an sept cent de Rome, â avoir de la réputation.
Des vins artificiels.
J e ne in étonne donc nullement que l’on ait inventé , il y aplusieurs siécles, une infinité de différentes compositions de vinsmédicinaux ; & c’est de quoi nous allons parler maintenant. Nousavons expliqué aux livres précédents (1) comment on prépare l’om-phacium qui s’emploie pour les parfums. On fait avec la lamb-ruche (3), ou vigne sauvage , ce qu’on appelle le vin œnanthin.Pour cela, on prend deux livres de fleurs de cette vigne, on les
gé : d’où les copistes auront fait prìore étoit celle de notre Naturaliste.libro 3 au lieu de la leçon indéfinie (3) Pline est ici entièrement con-prioribus libris 3 qui , à coup sûr , forme à Diofcoride, liv. 5, chap, 3 3.
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