HISTOIRE NATURELLE, LIV. XIV. 1 3 J
du vin qui auroit été foulé par un homme ayant les pieds blessés,ou qui auroit été pressuré (4) après la taille du marc, ou qui au-roit été souillé par quelque ordure qui y seroit tombée. II n’est paspermis non plus d’employer aux sacrifices les vins Grecs, parce-qu’ils font mêlés d’eau. On mange les sommités des tiges de vignesaprès les avoir fait bouillir ; ou bien on les confit ( y ) avec le vi-naigre &: la saumure.
Passons à la maniéré d’accommoder les vins, d’autant que lesGrecs, tels qu’Euphronius, Aristomaque, Commiade , Hiceíîus,ont donné des préceptes là-dessus, & en ont fait un art. Les Afri-cains ( 6 ) adoucissent avec du gypse 1 âpreté de leurs vins, &: enquelques endroits (7) avec de la chaux. Les Grecs, au contraire,fortifient les leurs avec de l’argille, ou avec de la poudre de marbre ,ou avec du sel, ou avec de leau marine (8). En certains endroits del’Italie,pour fortifier le vin, on le poisse (9) ;&il est ordinaire dans cepays-là èc dans les provinces adjacentes, d’accommoder les vins nou-veaux avec de la résine. II y a des endroits où on les accommode avecde la lie de vin vieux, ou avec du vinaigre(10). On prépare aussi lemoût fans y rien aj outer : & dans cette vue, on le fait bouillir, pour qu’ils’adoucisse & perde une partie de fes forces. On dit q\f étant préparéde la forte, il ne dure pas plus d’un an. En quelques endroits on lefait bouillir jusqu à la diminution du tiers ( 11) j & dans cet état, on
fes , mais beaucoup plus en détail,liv. 1 r, cbap. 2, p. 428. Au reste,avant de quitter les considérations furla vigne & fur les diverses especes devins, je mettrai ici fous les yeux duLecteur quelques remarques qui m’ontété communiquées , & dont l’Auteura négligé de fe faire connoître.
Chap. 9 , p. 205. Egrènent & e'grap-pent. „ Les gens attentifs prennent en-» core quelques -unes des précautions« dont parle Pline, lorfqu’ils fe pro-» posent de faire de meilleurs vins que
» les autres ; ils choisissent les meil--, leurs plants ; ils laissent les fruits» parvenir à une parfaite maturité ;» ils ne les font couper que quand la-- rosée est dissipée, & par les beaux-, jours; ils choisissent encore les rai-» sins les plus mûrs , & ceux qui ne-> font point attaqués de la pourri-„ ture ; enfin ils égrappent ces rai--, fins choisis : c’est'avec ces atten-» rions que l’on peut espérer de sepro-» curer un vin bien supérieur à celui» des cultivateurs qui ne prennenc
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