z8r. NATURALIS HISTORIA LIB. XV.
adhaerent, ut in lauro. Quaedam utroque modo, ut olivae:nam & breves pediculi & longi. Qusedam vasculis cons-tant , ut Punica & mespila , lotosque in v^gypto &cEuphrate.
Jam vero diveria gratia & commendatio. Carne palmaeplacent, crusta Thebaicae, succo uvae, & caryotae ; callopira ac mala, corpore melimela, mora cartilagine, nu-clei grano : quaedam in ^Egypto cute , ut caricae. De-trahitur haec ficis virentibus , ut putamen : eadem inficcis maxime placet. In papyris &c ferulis, spinaque alba,caulis ipse pomum est. Sunt & ficulni caules. In fruti-coso genere, cum caule capparis : in siliquis vero quodmanditur, quid nisi lignum est? non omittenda seminisearum proprietate ; nam neque corpus, nec lignum , neccartilago dici potest, neque aliud nomen inveniet.
(io) II a manque à Pline , "& à tousles Anciens , la connoissance d’uneforte de baies précieuses dont ilsétoient bien éloignés, fans doute, desoupçonner I’existence ; je veux parlerdes baies de l 'arbre de cire 3 ou pimentroyal 3 en Latin moderne gale. C’estun arbrisseau aquatique que l’on dis-tingue en mâle & en femelle : l’unporte les fruits, l’autre les fleurs fécon-dantes, On les distingue aussi en deuxefpeces , Tune de la Caroline, l’autrede la Louisiane. L’une & l’autre crois-sent à la hauteur de nos petits cerisiers,
ont le port du myrte ; & leurs feuillesont aussi une forte d’odeur myrtée. Ladénomination d 'arbres de cire a étédonnée à ceux - ci , parceque leursbaies , qui font de la groflèur d’ungrain de coriandre, & d’un gris cen-dré, contiennent des noyaux couvertsd’une résine qui a beaucoup de rap-port avec la cire, & qui s’emploie auxmêmes usages à la Louisiane , & sur-tout à la Caroline. M. Duhamel aprojette de naturaliser cet arbre enFrance ; projet vraiment utile & pa-triotique.