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Tome cinquieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XV. z8l

tenant leur différente constitution. Les uns se forment (5) dansdes gousses; & ces gousses font quelquefois douces à manger, tandisque la graine quelles renferment est amere ; au lieu,que dans laplupart des autres fruits, c’est la graine qui est d’un goût agréable,ôc la gousse d’un mauvais goût. Passons a d’autres fruits. Les unsfont de lìmples baies ; & parmi celles-ci il s’en trouve, qui ontla partie ligneuse en dedans, & la chair en dehors , comme lesolives & les cerises ; & d’autres qui ont la chair en dedans, <5e lapartie ligneuse en dehors, comme certaines baies d’Egypte, dontnous avons parlé (6) dans les livres précédents. Ce que nous di-sons ici des baies peut s’appliquer à plusieurs fruits ; car les unsont la chair en dedans, & la partie ligneuse en dehors , commeles noix ; les autres ont la chair en dehors , & la partie li-gneuse en dedans , comme les pêches & les prunes ; en forteque dans ces derniers fruits , ce qui fe mange sert d’enveloppeà ce qui ne fe mange pas, & que dans les autres c est tour lscontraire.

Les noix font revêtues d une coquille ; les châtaignes d’une peau til faut ôter cette peau pour manger les châtaignes , au lieu qu’onmange les neffies fans les dépouiller de la leur. Les glands fontcouverts d’une écaille; les raisins d’une pellicule; les grenadiersd’une peau & d’une tunique. Les mûres font un composé de chair&: de suc ; les cerises de suc & d’une peau. II y a des fruits quine tiennent point a leur partie ligneuse » comme les noix & lesdattes : il y en a d’autres qui y tiennent, comme les olives & les.baies de laurier. Dans certains genres de fruits, il y en a qui ytiennent, & d’autres qui n’y tiennent pas, comme.dans le genredes pêches ; car le noyau tient si fort aux pêches duracines (7), qu’iìest impossible de l’en arracher, au lieu qu’if fe sépare, aisémentdes autres pêches. On trouve des fruits qui n’ont, ni en dedansm en dehors, aucune partie ligneuse; telle est une certaine efpecerde dattes (8). II y en a quelques-uns dont on mange même la par-tie ligneuse; telle est la forte d’amande qui croît en Egypte ,. &cdont nous avons parlé précédemment II y en a d’autres, qui'