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Tome cinquieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI. 449

reconnoît facilement par la cognée ; car elle entre plus difficile-ment dans le bois mâle ; elle fait plus de bruit en le fendant,òc on l’en retire avec plus de peine. Ce bois mâle est auífi plussec, Lc sa racine (33) est plus noire. Aux environs ( 3 4) du montIda de Troade, il y a une autre différence par rapport â ces ar-bres ; savoir entre ceux de la montagne, &: ceux du bord de lamer. Dans la Macédoine (35), & dans l’Arcadie , ainsi qu auxenvirons d’Elis , ils ont d’autres noms que ceux que nous leurdonnons; & les Auteurs Grecs qui en font mention, ne saventdans quel genre ils doivent ranger chacun des arbres dont ilsparlent fous ces dénominations particulières. Pour moi, j’ai spé-cifié les différentes fortes d’arbres résineux, selon les distinctionsadoptées par les Ecrivains Latins. L 'abies ou sapin ( 3 6) est le plusgrand de tous ces arbres, principalement le sapin femelle (37).Son bois est plus tendre & plus propre â mettre en œuvre. IIjette des branches plus en rond : ses feuilles, parleur disposition,imitent le pennage ferré des oiseaux (3 8) ; car elles font si rappro-chées entre elles que la pluie ne fauroit passer â travers ; enfinil a, en total , quelque chose de plus gai & de plus gracieux.Tous ces arbres, excepté le larix (39), portent certains fruits enforme de chatons ou épis pendants , écailleux compactes. Ceuxdu sapin mâle ont des noyaux vers leur pointe ; mais ceux dusapin femelle n’en ont point. Ceux de la peste, qui font plus pe-tits & plus menus, font tous garnis de noyaux noirs & très pe-tits , auxquels les Grecs ont donné le nom de phthir{ 40) ; & c’estpourquoi ils donnent à la peste l’épithete de phtkirophoros. Les

En un mot, la définition d’Hesychiusparoît contredite Sc infirmée par Eus-tathe, qui, sur le second livre deY Iliade , interprete çâsîpsç- parç-poGtXa. Or ftrobìlos lignifie la pommede pin proprement dite ; 8 c même cemot signifie le pin líii-mêtne , commei enseignent les Gloífateurs d’après

Tome K*

Aristophane Sc ses interprètes. Ainsirien ne prouve que le picea des La-tins réponde expressément au pitus desGrecs. Encore une fois , les especesGrecques , daris le genre conifere,n’ont que peu ou point de rapport avecles especes Italiques. Voyez notrenote 30.

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