Band 
Tome cinquieme.
JPEG-Download
 

Caput

14.

464 NATURALIS HISTORIAI LIB. XVI.

serpentes vero succo expresso ad potum, ôc imposita hulce-ribus, opifera, ac nihil asque, reperiuntur. Tantaque estvis, ut ne matutinas quidem , occidentesve umbras, cùmsunt longiihmx, serpens arboris ejus attingat, adeo ipsamprocul fugiat. Experti prodimus : si fronde ea gyroqueclaudatur ignis & serpens, in ignes potius, quam in fraxi-num fugere serpentem. Mira naturas benignitas, priusquam has prodeant, florere fraxinum, nec ante conditasfolia dimittere.

De tilia , genera ejus duo .

In tilia mas & foemina disterunt omni modo. Namque& materies mari dura, rusiorque, ac nodosa, & odoratior.Cortex quoque crassior, ac detractus inflexibilis. Nec se-men fert, aut florem , ut foemina, qnx crassior arbore, ma-terie candida prascellensque est. Mirum in hac arbore ,fructum à nullo animalium attingi : foliorum corticisque

(11 ) Foliorum fraxini succus & foliaipsa è vino pota 3 atque etiam impos-ta j viperarum morsbus opitulantur.Diosc. liv. 11, chap. 108. Consultonsauílî Priscien, liv. i,chap. 12, intitulede apum percussibus 3 velscorpionum.

(1 1) Un homme tel que Pline, lors-qu’il s’annonce pour avoir fait lut-ine me une expérience de cette nature,est pour le moins austi croyable queCamerarius & que Charas, qui pré-tendent que cette même expériencene leur a point réustì fur des viperes.Un témoin très croyable m’a certifiéque cette même expérience lui avoirréusti, & plusieurs fois, fur des cou-leuvres , au territoire d’Avignon.Voyez la noce précédente. Ainsi tout cequ’on peut accorder à Camérarius &

à Charas, c’est que les viperes ontmoins d’antipathie pour le frêne queles autres serpents, ou que cette anti-pathie n'astecte les serpents que selonl’efpece de frêne, ou selon le climat,ou peut-être même selon la saison.

(1) Le tilleul j t il , tilletj tillau, &c.en Grec, philyra ; en Espagnol, teja ;en Italien, tiglio\ en Allemand & enFlamand, linden-baum ; en Slavvon ,lipa ; en Anglois, linden ; en Suédois,en Anglo-Saxon & en Danois, lind.Le mot bas 3 qui, en langue Suédoise,signifie toute forte d'écorce, répondcependant plus particulièrement aupkïlyra ou écorce de tilleul (fur la-quelle on écrivoic autrefois ), commel’obferve le docte Jean Ihre:& celaconfirme ce que j’ai dit ailleurs, que

voir