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Tome cinquieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI. 48 I

Le cyprès, le noyer, le châtaignier, Faubourg), haïssentF eau. L’aubour est un arbre qui vient dans les Alpes, & qui n’estpas fort connu. Son bois est blanc & dur : fa fleur est de la lon-gueur d’une coudée.; mais les abeilles n’y touchent point. L’arbrif-feau qu on nomme barbe de Jupiter (2.0), hait pareillement leslieux aquatiques : on le taille en diverses figures ; &: comme sonfeuillage est fort touffu , fa tète est propre â figurer en boule.Ses feuilles font argentines. Au contraire , le saule (2.1), Faune,le peuplier, le filer (u), &: le troène (2.3 ), ne croissent quedans des lieux aquatiques. Ce dernier est d’un grand usage pour

•withy & withig y d’autant que wit-han , chez Ulphilas > lignifie connecte-re. On seroit tenté de croire que lesGrecs, qui ont appelle le saule itea ,ont emprunté cette dénomination desanciens peuples Celtoscythes, en re-tranchant le double w des mots wid& withig , un saule. Cet arbre a étésouvent célébré par Virgile :

Fluminibus salices ciallisquc paludibus alni

Nascuntur .

Lenta salix quantum pallenti cedit olivae.Ft sugit ad salices & se cupit amè videri.Nec salici, lotoque , nec Idaeis cpparilNs.Tccum inter salices lenta sub vite jacerem.

Viminibussaliccs scecundas, frondibus ulmi.

Florentem cytisum Si salices carpetis amaras.

Ce Pocte nous apprend que Priapeétoit représenté avec une faux de boisde saule , Géarg. liv. 4 :

Et euftos surum atque avium , cum falce saligna ,Hellespontiaci servet tulela Priapi.

(zz) Adrien Junius définit le siler :Pumila in aquosis nascens salix , ìn*ç

Tornes.

«TT0? XctjuuíÇ «Zov : Hollandis gheyl. Ca-lepin en fait Fosier , du moins luidonne-t-il ce nom en Anglois. II ledéfinit : Frutex nonnunquam arbores-cens, adeo ut baculos rustici ex eosaciant.Aquoss locis crescit , quas pumila sa-lix } cujus etiam generibus annumeraricreditur , inquit Rucllius : contenditquenon esse id quod seseli Massilienseofficina 6’ sili.r montanum appellant.Le Pere Hardouin écrit que, selonAnguillara , ce seroit le saule d largesfeuilles, la cendre duquel entre dansla composition de la poudre á canon jmais que quant à lui, il pense que lefiler nous est inconnu. Virgile a faitmention du filer, Géorg. liv. z.

K «inique ali«, nuJIishominumcogcntibus, ipsáeSpomc sua veniunt , campofquc & flumina latèCurva tenent , ut mo'.Ie 1:1er lcut<cquc gemsta?»

Dupinec fait da fler le seseli j senti-ment rejette pat Ruel.

(z 3) Le troène est dépeint chez Mat-thiole sur Dioscoride , liv. i , p. 170.J’ai traité de la nomenclature de cetarbre , livre 1 z , chapitre 2.4 , note 6 ,tome 4, p. 581. Consultez aussi , d lafin du tome actuel, íe supplément auxcorrections du tome 4, pour les pa-ges 5 8 1 & 5 8z,

Ppp