HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVI. yoi
riers domestiques. Dès que le vent d’Occident commence (iz) àsouffler, le cornouiller bourgeonne ; ensuite le laurier ; & , peude tems avant 1 equinoxe, le tilleul & l’érable. Le peuplier, for-mé, le saule, faune, le noyer, bourgeonnent des premiers (15) :le platane aussi se montre hâtif (14) ; mais le houx , le térébin-the, le paliure , le châtaignier & le chêne, bourgeonnent au commen-cement du (15) printems. Le pommier (16) bourgeonne tard, fiele liege extrêmement tard. II y a au contraire des arbres quibourgeonnent deux fois, ce qui vient de la grande fertilité du ter-roir , ou de la douceur du climat; mais cette seconde (17) ger-mination se remarque plus communément dans les bleds qui fonten herbe : 8c, d’autre part, tout arbre qui pousse trop, s'épuise.
Au reste il y a des arbres qui bourgeonnent naturellement,même dans une autre saison que le printems ; mais cela provientde l’influence de certains astres, comme nous l’expliquerons plusamplement au dix-huitieme livre (18). Le bourgeonnement d’hi-ver se sait vers le lever de la constellation de l’Aigle ; celui d’étéau lever de la Canicule ; le troisième au lever de f Arcture. (Quel-ques-uns croient que ces deux derniers bourgeonnements fontcommuns â tous les arbres, mais qu’ils font plus remarquablesdans le figuier , la vigne fie le grenadier : & la raison qu’ils endonnent, c’est que dans la Thessalie & la Macédoine , les figuierspoussent alors une grande quantité de figues. Mais cette raisona lieu principalement en Egypte. Dés que (19) les autres arbres ontcommencé â bourgeonner, ils continuent fans interruption : maisle route, V abies , ou sapin, fie le larix mettent des intervalles , fiebourgeonnent â trois reprises (10) : aussi rompent-ils jusqu’à trois (z 1)différentes fois leur écorce ; car tous les arbres qui ont conçu,,ne manquent pas de la rompre dans le tems qu’ils bourgeonnent.Le premier bourgeonnement se fait (zz) au commencement du
(11) Je lis au texte & ter squamas avec les autres Editeurs Sc les Copistes,avec le Pere Batdouin , d’aptes Théo- (z z) Pline différé ici de Théophralie-,phraste, ibid. be non pas inter squamas ìbid. par la raison que l’un parle cìe$.