5 1 3 NATURALIS HISTORIALI B. XVI.
gignit aliud : ob id à quibusdam mas existimatur. Ferunt6 c avellana: iulos compactili callo , ad nihil utiles.
De buxo , & faba grecca >five loto .
Caput Plurima vero buxus. Nam & femen suum, Sc gra-30. num , quod gratacgum vocant, ct à septentrione viscum ,à meridie hyphear : de quibus plura mox paulo. Interdum-que pariter res quaternas habent.
Arbores qua:dam simplices, quibus à radice caudex unus,
6 rami frequentes, ut oliva:, sico, viti. Quxdam fruti-cosi generis, ut paliurus, myrtus : item nux avellana:quin imo melior est, & copiosior fructu, in plures dispersaramos. In quibusdam omnino nullus , ut in suo generebuxo, loto transmarina:. Quxdam bifurca:, atque etiamin quinas partes diffusa:. Quaedam dividua:, nec ramosa:,ut sambuci. Quadam individua:, ramosa:, ut picea:. Qui-
( 6 ) Theophraste, ibid.
(7) C’est l’expresiion employée parTheophraste : Heracleotica nuXj ioulon.Ces chatons peuvent être regardés,selon moi, comme des avortons, soitde feuilles, soit de fruits.
(1) La plupart des Editeurs lisentcarthegum ; mais les manuscrits por-tent grat&gum. Je ne pense point,avec le Pere Hardouin, qu’il faille lirecratagum j d’après le r.pdi alises- ou upa-t ctïycof de Théophraste, Hijl. Plant.liv. z, chap. 15 ; car cet Auteur parle,fous ce nom , d’un arbre à feuilles denestlier , fans découpure , & non d’unfruit. Grat&gus signifie délices des chè-vres & désigne une forte de gratté-es, je ne doute même point que no-
tre mot trivial gratte-cul ne soit unecorruption de ce mot grat&gus. Aureste, il ne faut point confondre cegrat&gus du buis avec notre grat&gusou gratte-cul _, qui succede à la rose dehaie, & qui conséquemment est uneproduction du rosier églantier. 11 esttrès vraisemblable, au surplus, que,dans l’origine , grat&gus est Tappella-tion directe de ce grain, ou produc-tion surabondante du buis ; & quec’est par abus que nous avons trans-porté , non sans une grotesque altéra-tion , ce nom de grat&gus ( travesti engratte-cul') au cynorrhodon ou rose dechien , c’est-à-dire au fruit de l’églan-tier. On pourroit même justifier assezbien cette métamorphose de grat&gusen gratte-cul , en supposant qu'on di-