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Tome cinquieme.
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§2.8 NATURALIS HISTORIA

L I B. XVI.

etiam cacumen amputatum erat, quoniam in aram ipsamprocumbebar, restituta sponte, ita ut protinus floreret : àquo deinde tempore majestas populi Romani resurrexit,qua: ante vastata cladibus fuerat. Memoratur hoc idemflictum & in Philippis, salice procidua atque detruncata;& Stagiris, in Museo, populo alba : omnia fausti ominis. Sedmaxime mirum , Antandri platanus etiam circumdolatislateribus restibilis sponte facta, vitaeque reddita longitudinequindecim cubitorum, crassitudine quatuor ulnarum.

Arbores quas natura: debeamus, tribus modis nascuntur:sponte, aut (emine, aut ab radice. Cura numerosior existit:de qua suo dicemus volumine ; nunc enim totus sermo denatura est , multis modis mirisque memorabili. Namque

(i) Il peiu arriver qu’un arbre ren-versé par le vent avec ia racine , soitrelevé , après la tourmente, par lecontrepoids de certe même racine.Ainsi il n’y a point là de prodige. Quantau prodige d’un arbre renversé sanscoup de vent, ou fans autre cause im-pulsive, il faut le mettre au nombredes impostures historiques.

(3) Un arbre qui a été déchaussén’en fleurit que plus vîte , commePline le reconnaît dans les chapitresprécédents. Ainsi, si le fait en ques-tion s’est p aisé dans une saison conve-nable au développement de la fleur del’orme , il n’y a encore là aucun pro-dige.

(4) Pline a déja rapporté quelquechose de semblable à i’occasion d umyrte Plébéien , liv. 1 «, , chap. 29.

(.5) Ville de Thrace dont nous avonsparlé, liv. 4 , chap. 11. Le frit dont ils’agit ici est rapporté par Theophraste,Hijl. Plant. liv. 4 , chap. 19 liv. 5 ,

de Causis , chapitre 4 , page 3 28.

( 6 ) Ville de Macédoine, d’abordpeu fameuse, mais devenue à jamaiscélébré pour avoir donné naissance àAristote. Ce même fait est aussi rap-porté par Theophraste, ibid.

(y) Ceci est encore puiíé chez Theo-phraste , ibid.

(8) Ou ( comme d’autres interpre-tent) quoiqu il eût alors quinte coudéesde haut fur quatre brades de large.

(9) C'est un préjugé des Anciens,rejette aujourd’hui par la faine Phy-sique. Nui arbre ne vient de lui-mê-me ; mais tous font originairementvenus de graine : ensuite fhomme aimaginé de les élever de racines par lemoyen des pepinieres ; ce qui abrégébien du tems. Mais il ne s’agit pointici des arbres dus à l’industrie humaine.Quant aux rejetions qui proviennentdes racines mêmes d’un arbre , cesproductions ne sauroient être regar-dées que comme les dépendances de

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