5 J 2 , NATURALIS HISTORIA LIB. XVI.
Auc enim pro pluma strata cauponarum replet : aut ubi li-gnosiore callo induruit, sicut in Belgis, contusa, & inter-jecta navium commissuris, ferruminat textus , glutino te-nacior , rimisque explendis fidelior pice.
Calamis Orientis populi bella conficiunt: calamis spiculaaddunt irrevocabili hamo noxia. Mortem accelerant pinnaaddita calamis. Fitque & ex ipso telum aliud fracto in vul-neribus. His armis solem ipsum obumbrant. Propter hocmaxime serenos dies optant : odêre ventos & imbres, quiinter illos pacem esse cogunt. Ac si quis Asihiopas, Aigyp-tum , Arabas, Indos, Scythas, Bactros, Sarmatarum totgentes & Orientis, omniaque Parthorum regna, diligentiuscomputet, «equa ferme pars hominum in toto mundo cala-mis superata degit. Praecipuus hic usus in Creta bellatoressuos praecipitavit. Sed in hoc quoque, ut caeteris in rebus,vicit Italia : quando nullus sagittis aptior calamus , quam
(i i) Je lis au texte lignosiore avec lePete Hardouin , regardant la leçonmanuscrite limofiore comme une fautede copiste.
(u) Claudien , Panegyr. quart.Cons. Honor, s’exprime ainíi :
Scis. .. quâ dirigat arte sagittasArmenius, refugo qua: sit fiducia Partho.
Le même Auteur , Stiliconis Pane-gyr. i j dit encore :
Parthorum proceres &: plebs pharetrata . . .Torquebas refugum Parthis mirantibus arcum.
(i 3) Ainsi que le dit Ovide, Trijl. 3,Eleg. 10.
Fars cadit hamatis misere confixa sagittis.
Consultez , sur les peuples orientauxchez qui les fléchés étoient en usage,Hérodote, liv. 7.
(14) D’où les Poètes donnent fou-ven t aux fléchés l’épithete de volucris ,qui est moins ici au figuré qu’au pro-pre ; témoin Virgile , Eneid. liv. 11 :
Dixic, & auratâ volucrem Threi sia sagittamDeprompsit pharetra .. .
Car la fieche dont parle en cet endroitVirgile , étant dans son repos , & mê-me dans son étui, ne peut être appelléevolucris j que par la raison qu’elle estempennée , & semblable à cet égard aun oiseau.
(15) Voyez les vers cités note 1 1.
( 1 6) Les Crétois croient fur- tout fa*meux pat leur adreíTe à manier l are,& par le grand usage qu’ils faisoientde la fléché , tant à la guerre qu’i lachaise ; d’où une fléché, chez les Poè-tes , a souvent l’épithece de Gnofia , de
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