histoire naturelle, liy. XVI. 567
D u saule f & de ses huit efpeces : des autres firtes de liens
ifs : des buijjò
L e même Auteur (1) veut aussi qu’on plante des saules (1) auprèsdes roseaux; car de tous les arbres aquatiques, il n en est: pointde plus utiles que les saules (3), fans excepter le peuplier, quiprête son appui aux vignes, Se fur lequel les bons vins de Cécubecroissent Se se nourrissent dans Tétât de raisins. Nous donneronsmême au saule la préférence sur Taune (4), encore que celui-ciserve de retranchement Se de rempart contre les débordementsaux terres voisines des fleuves , Se que d’ailleurs lorsqu on a coupéses branches, il pousse un plus grand nombre de rejettons.
II y a des saules de pluíieurs sortes (y). Les uns fournissent detrès longues perches ( 6 ) dont 011 se sert pour percher (7) les vignes,& des liens que Ton fait de leur écorce enlevée par bandes. Lesautres fournissent des baguettes simples Se pliantes, qui ferventà lier différentes choses. D’autres (7*) produisent des baguettesfort menues dont on fait des paniers d’un ouvrage très lin Se trèsbeau. D’autres produisent des baguettes plus grosses Se plus for-tes , qui fervent à faire des corbeilles, Se quantité d’autres usten-siles des gens de campagne : elles font fort blanches quand onles dépouille de leur écorce ; elles font d’ailleurs fort aisées àmanier. On en fait jusqu à des vaisseaux, lorsque leur destinationvile (8) n’exige pas qu’on les fasse de cuir; Se elles font très pro-pres pour les chaises à dos, où Ton se repose a son aise. Au reste ,plus on coupe le saule, plus il produit de bois ; Se plus on le tond,plus il devient épais. II pousse des rejettons du sommet de sontronc, lequel sommet est fait en poing fermé, plus volontiers quede ses branches. De toutes ces considérations, je conclus quonne doit nullement négliger un tel arbre ; car il n’y en a point
(8) J’ai suivi la leçon la plus accréditée. Cependant plusieurs m;portent melioribus vafis , quA ut ne corio fiant eodem : atque etiam , dev