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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVI. 6ol
bois salle le bas du tenon, Sc que la partie inférieure en salle lehaut. Le palmier &: le liege ont le bois tendre (41). Celui dupommier, du poirier Sc de l’érable (41) est massif, mais cassant.II en est de même de tous les bois madrés. Au reste, en tout genred’arbres , les sauvages Le les mâles ont (43) un meilleur bois queles cultivés Sc les femelles. Pareillement les arbres stériles l’ontplus tort que les arbres fruitiers, excepté dans les genres d’arbres oùles mâles portent du fruit, comme le cyprès & le cornouiller.
Le cyprès, le cedre, l’ébene, le loros, le buis, l’if, le genevrier,l’olivier sauvage Sc l’olivier franc, ne font (44) point sujets â íegâter ni à devenir vermoulus. Entre les autres arbres, le larix (43),le r o ure, le liege, le châtaignier (46), le noyer (4/), n’y fontsujets que fort tard. Le cedre, le cyprès, l’olivier, le buis (48), ne fefendent jamais d’eux-mêmes.
On regarde l’ébene, le cyprès & le cedre comme des bois d’unedurée éternelle : Sc le temple de Diane à Ephefe montre claire-ment que l’on a raison d’en juger ainsi; car ce temple, pour l’ex-truction duquel toute l’Aíïe (49) Mineure s’est cotisée , n’a étéachevé qu’au bout de quatre cents (49*) ans. On convient que sontoit étoit de cedre. Quant à la statue de la Déesse, on n’est pasbien sûr de quel bois elle est. La plupart disent quelle est d’ébene.Mucianus , qui a été trois fois Consul, Sc qui est un des derniers
phese, ou dans la composition de fastatue. La plupart des détails dans les-quels Pline entre ici fur la construc-tion de ce temple paraissent emprun-tés de Vitruve, liv. 2 , chap. 9.
(49) Je traduis Afia par Asie Mi-neure ; car c’est ainsi qu’il faut presquetoujours traduire le mot AJìa chez lesAnciens : & cette restriction est spé-cialement indispensable dans cette oc-casion ; encore que Pline affecte, enquelque forte, ici le style exagératif.
(49*) Cependant Pline lui-même,
Tome K.
auliv. 3 6 , chap. 14, dit expressémentque ce temple fut deux cents vingtans à construire. 11 parle donc ici selonle style exagératif, supposant qu’onajourait chaque jour quelque choseà ce temple ; en sorte que cet édisicepouvoit, de son terns, passer pour êtrel’ouvrage de quatre siécles. C’étoitl’espace de tems écoulé depuis Tannéeoù Alexandre vainquit Darius, c’est-à-dire depuis Tan 430 de la fondationde Rome jusqu’en Tannée 830 de cettemême fondation , en laquelle année830 notre Pline écrivoit ceci.
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