HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVI. 6 O J
bois qui fe maintiennent le mieux dans l’eau : le hêtre (67) & lenoyer (68) y font encore assez bons ; mais le route (69; fe gâtedans leau de la mer. Au surplus, ces trois derniers tiennent lepremier rang parmi ceux qui fe conservent bien en terre. Le gené-vrier , qui s’y conserve aussi, est d’ailleurs très propre pour lesouvrages qui demeurent â l’air. Le cerrus Sc le hêtre fe pourris-sent bientôt (70). Y! esculus ne fauroit souffrir seau. Au contraire,Faune , étant enfoncé en terre dans des lieux marécageux , dureéternellement (71), Sc soutient toutes les charges qu’on veut met-tre dessus. Le cerisier a de la force. L’orme Sc le frêne font (72.) facilesà fe courber : toutefois leur souplesse même les fait estimer , Sc leurbois s’améliore, íi 011 le laisse sécher fur pied après l’avoir coupé toutautour jusqu a la moelle. On dit que le larix (73), lorsqu on l'em-ploie pour les bâtiments de mer, est sujet aux vers, Sc que tousles autres bois le font pareillement, excepté l’olivier franc Sc l'o-îivier sauvage. En un mot, il y a des bois qui valent mieux en mer, Scd’autres qui fe conservent mieux en terre.
Des vers qui rongent le bots.
I l y a ( 1 ) quatre fortes de vers qui rongent le bois. Ceux dela premiere classe ont la tête très grosse à proportion du reste ducorps, Sc ils rongent le bois par le moyen de leurs dents : ils nefe trouvent que dans les navires qui vont fur mer ; Sc l’on croitque ce font uniquement ceux-là que les Latins appellent teredi-nes (r.). Les seconds font des vers de terre; Sc on les appelle tei-gnes. Les troisièmes ressemblent à des moucherons ; Sc on les appellethripes (5). Les quatrièmes font du nombre des vermisseaux : Sc
nés. Pline dit que ce nom ne convient que les Grecs tomboient dans certequ’aux vers marins. Cependant il a même confusion d’expreslion , mêmeemployé cette même expression en à l’e^ard des vers qui s’engendrencparlant des teignes qui s’attachentaux dans le , orps des chevaux,habits , liv. 8 , chap. 48. LePereHar- (3) On lit aussi ôpiVaç chez Théo-douin prouve, par l’autorité d’Apsyrte, phraste, ibid.