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Tome cinquieme.
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mais particulièrement fur les diverses efpeces de chênes. On prétend en avoirvu ausli fur la vigne, fur le genevrier, fur le faux acacia , & jamais fur le fi-guier. M. Duhamel en a vu germer iur des morceaux de bois mort, fur destessons de pots, Sc fur des pierres seulement tenues à sombre du soleil.Voyez la figure du gui dans/ Hifloire des Plantes de l’ Europe parDeville, t. r,p. 743. Ce Botaniste prétend que le bon gui croît fur le chêne , fur lehêtre Sc fur l’yeufe ou ílex 3 mais que celui qui vient fur les autres arbresn'est d’aucun usage 3 en quoi cet Ecrivain est contredit par des Naturalistesplus modernes. M. Valmont de Bomare, entre autres, soutient que les guisde coudrier Sc de tilleul ne font pas inférieurs a u gui de chêne. Cette décisionmérite d’être discutée 3 Sc , après un mûr examen, je crois devoir incliner pourl’affirmative. En effet, puisque nous ne con unissons qu’une feule &unique fortsde gui, fur quelque efpece d’arbre qu’il fe trouve implanté, & puisque la dif-férence des sucs alimentaires ne produit chez ce parasite aucune diversité,tellement que le gui est un genre absolu & fans efpeces, ou chez qui tontes lesefpeces font homogènes Sc d’une figure identique, il est infiniment vraisembla-ble que tous les guis font de même qualité , Sc qu’il n’y a à cet égard aucun choixà faire , si ce n’est peut-être fur la saison convenable à fa récolte & à son emploi.Quelques Apothicaires , par exemple, exigent des marchands qui leur vendentle gui de chêne , qu’il fort récolté dans le croissant du mois d’Août. On feroitun volume , Sc même un volume considérable, de tout ce qui a été dit fur legui. Je crois devoir me borner aux réflexions particulières que je viens d’ex-pofer. Le Lecteur, fur les autres points de cette question intéressante, ferabien de comparer entre eux les plus célébrés d’enrre les Ecrivains qui fonttraitée. Les meilleures sources qu’il puisse consulter ( indépendamment desécrits de Vaillant, de Boerhaave, de Linnaius, de Barel, de Camerarius), fonti°. l'article Viscum dans XHistoire des plantes des environs de Paris ^ par M.de Tournefort, seconde édition, revue Sc augmentée par M. Bernard de Jus-íieu, tome 1, p. zn 3 1“. l’article Gui , dans le Diclonnaire d’Hijloire Natu-relle de M. Valmont de Bomare 3 f’, une excellente dissertation sur lamême matière, par M. Duhamel, publiée dans les Mémoires de l’Académiedes Sciences 3 année 1740. Nous traiterons amplement des propriétés médici-nales du gui, au liv. 2.4, chap. 4.

Page 627 livre 17, chapitre dernier, note concernant la glu. La glupeut fe faire avec plus d’une forte de matière Ruel, de Natur. Stirp. liv. 1,chap. 140, a st ure qu’avec l’écorce du houx on fait de la glu à prendre lesoiseaux 3 &c il décrit la maniéré de la faire : M. Ray a décrit la maniérédont les Anglois la font. Les Anciens fe fervoient des baies de gui pourfaire la glu des oiseleurs , en faisant bouillir ces fruits dans seau , lespilant ensuite, 5 c coulant la liqueur chaude pour en séparer les semencesdc la peau. » Aujourd’hui, écrit M. Valmont de Bomare , il y a des-, personnes qui tout la glu de gui avec l’écorce de cette plante. On la met-- dans un lieu humide, renfermée dans un pot , 1 espace de huit ou dix„ jours. Quand elle est pourrie , on la pile jufqu’à la réduire en bouillie 3„ ensuite on la met dans une terrine : on y jette de tems à autre de seau des> fontaine bien fraîche : on remue avec un bâton en forme de spatule, jufqu’àce que la glu se prenne au bâton. Plus elle est nette, plus elle est tenace*

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