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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVII. 8í

les fruits mûrissent tard : & vice versa (i i). II faut, s’il est possi-ble, creuser des fosses d’assez bonne heure pour que l’herbe ait lerems d’y croître abondamment, & de les couvrir. Magon veutqu’on (iz) fasse les fosses un an auparavant, aíin quelles puissentêtre suffisamment échauffées du soleil, &; abreuvées de la pluie :ou, si l'on n’a pas la commodité de les creuser de si bonne heure,il veut qu’on y fasse du feu deux mois avant, & qu’on ne planteles arbres qu après qu’il aura bien plu. Si le terroir est dur ou argil-leux, il faut que les fosses aient trois coudées de profondeur, &autant de largeur. Dans les endroits qui vont en pente (iz*) ,elles doivent avoir un palme (13) de plus : mais par-tout ellesdoivent être plus étroites (14) en haut, & plus larges en bas. Sila terre est noire, il suffit que les fosses aient deux coudées ( 1 y )& un palme j mais, dans tous les cas, elles doivent ctre quarrées.

ficile à exprimer. Voyez notre note 6far le chapitre quatre-vingtieme dusecond livre de Pline, tome i, p. 1 5 3Sc 2 5 4.

(14) Comme seroit la voûte d’undôme dont on supprimeroit la som-mité ou calotte, Sc qui par ce moyense rrouveroitmoins évasée, moins es-pacée par son orifice , que dans le restede saconcamérarion. Ecoutons Colu-melle, tant au livre des arbres, cha-

Í litre 19, qu’au liv. 5 , chap. xo. Onit dans ce dernier endroit : Scrcbs cli-bano fimilis fiat , cujus imutn fiummopatentius efl , ut laxius radices vagentur yac minus frigoris hyeme , minhfique &fi-tate vaporis per angufium os penetret :etiam ut clivofis locis terra _, qu£ in eumconjefla efl , à pluviis non abluatur.C’est ainsi que Pline a dit plus haut ,chap. 8 : Puteis ore angustatis ., . intusCpatiante vena.

Tome FL

(15) Deux coudées valent troispieds , Sc le palme un demi-pied.Pline exige donc que les sosies en ques-tion aient trois pieds Sc demi, ou toutau moins trois pieds Sc trois pouces,en supposant qu’il ait voulu parler icidu petit palme : ce qui ne seroit guetsrégulier ; car nous venons de voir quequelques lignes plus haut il a pris lepalme dans le sens du double palme,qui vaut six pouces. En conservant aupalme, en cette occasion, cette der-niere valeur, tout me porte à croireque Pline a écrit duo cubita citra pal-mum j c’est-à dire deux coudées moinssix pouces , ou , ce qui revient aumême, trois pieds moins un demi-pied j car de cette maniéré son calculse rapporte au calcul des Grecs ; calculqu’il déclare ici avoir en vue , Sc qu’ilva rapporter. Voyez la note suivante,où notre conjecture est pleinement jus-tifiée.

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