8l NATURALIS HISTORIA L I B. XVII.
dem mensura Cneci auctores consentiunt, non altioresquino semipede esse debere, nec latiores duobus pedibus.Nusquam vero sesquipede minus altos, quoniam in bti-mido solo ad vicina aquae perveniat.
Cato : Si locus aquoius Iit, inquit, latos pedes ternosin faucibus, imosque palmum & pedem,altitudine quatuorpedum : eos lapide consterni, aut ii non iic, perticis sali—
(i 6 ) Le pieci Grec , selon Dupinet,étoit plus long d’un demi-pouce quele pied Romain. Ainsi cinq demi-piedsGrecs revenoient à deux pieds & demi,plus un pouce trois lignes. Mais Plinenéglige ici Sc par-tout cette appré-ciation exacte , affectant de regarder,dans l’application , le pied Grec Sc lepied Romain comme deux expres-sions identiques Sc synonymes L’Au-reur Grec qu’il paroît principalementavoir ici en vue, c’est Xénophon, chezqui on lit, dans l'Economique:ne scrobem tribus pedibus altiorem ? Sedneque , me hercule , inquam, altiorempent’-hemi-podio ( id est quinque pedi-bus ). Et plus loin il écrit encore :Quid autem ? nunquam Vidisti scro-bem aliquam cujus latitudo tres ptdesexcederet ? Imo , inquam , non supraduos pedes. Cette comparaison dudouble passage de Xénophon avec lepassage actuel de Pline, semble indi-quer, comme je l’ai dit, que notreAuteur avoir écrit duo cubita citra pal-mum j & que les diverses abréviations,souvent mal figurées ou mal enten-dues , dont se servoient les plus an-ciens copistes pour exprimer l’additionou la soustraction d’une mesure, au-ront donné lieu aux copistes posté-rieurs de lire ici & au lieu de citra . Cettesupposition qui, par elle-même, est
singulièrement vraisemblable, appro-che , en quelque façon , de l’évidencedans le cas actuel ; car de certe ma-niéré Pline Sc Xénophon, comme jele fais voir , se rapportent parfaite-ment , à la différence près du piedGrec Sc du pied Romain , qui, selonDupinet, n’étoient pas entièrementsemblables , & différaient f un del’autre d’une vingt-quatrieme partie ,comme je l’ai énoncé au commence-ment de cette note. Mais, encore unefois, je ne fais , pour le présent, au-cune occasion où Pline ait eu égard acette distinction , supposé qu’elle soitbien réelle ; ce que j’aurai peut-êtrelieu de discuter ailleurs. Le Pere Har-douin s’éleve , avec raison, contre Da-lechamp Sc Casaubon , qui interpre-tent chez Pline quino semipede parquatre pieds & demi : il est bien dé-montré que le quinus semipes de Pline,répond au pent 1 hemi-podion de Xeno-phon j Sc que chez Xénophon cettemesure ne signifie autre chose quedeux pieds & demi j à la lettre, cinqdcmi-pieds.
(17) Confirmé par le second passageàeYEconomique de Xénophon, citenote précédente.
(18) Au lieu de nusquam vero ses-quipede minus aha 3 Pintianus vou-?droit qu’on lut ici non nunquam , &e.