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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XVII. 8 Z

Ces mêmes mesures &: proportions sont auílì celles que prescri-vent les Auteurs Grecs ; ils disent quelles ont assez de deuxpieds ( -i 6) & demi de profondeur, & de deux pieds de largeur (17),mais quelles ne doivent jamais (18) ctre moins profondes quedun pied & demi ; ce qui suffit en esset (18*) dans les terreinshumides , d’autant que íi l'on y fouille plus avant, on trouvel’eau (19).

Caton veut (2.0) que si le lieu est aquatique, on fasse les fossesde trois pieds de large à l’ouverture, d’un pied & un palme aufond, sous quatre pieds de profondeur, &: quelles soient pavéesde pierres (n). Si l’on n a point de pierres, il veut qu on emploie

c’est-à-dire quelquefois au lieu de ja-mais ; mais cette correction témé-raire a contre elle l’autorité expressedes Auteurs Grecs que Pline avoueíuivre en cette rencontre. Voyez prin-cipalement Théophraste, Eli fl. Plant.îiv. 2, chap. 7 j & Xénophon , dansson Economique, On lit chez ce der-nier : Nullam scrobem vidi qu& non ter-nis semipedibus } rpi iuitnSí*, altaforet.Or trois demi-pieds font un pied &demi ( sesquipes ) , comme s'exprimenotre Pline. L’autotité de l’EcrivainGrec & celle de 1 Ecrivain Latin seprêtent donc ici une force mutuelle, &nous obligent à rejetter de tout pointla iteçon de Pintianus, justement ré-prouvée en vertu de ces mêmes rai-sons par le Pare Hardouin.

(18*) Je lis au texte , avec tous lesmanuscrits , quoniam in humidosolo&c.tk non pas quamvis humido solo avecDalechamp. La leçon manuscrite ,■comme l’observe le Pere Hardouin ,s’appuie fur deux passiges , l’un deXénophon , in Œconomico ; l’autre deColumelle, Liv. 3 , chap. rz , p. 112.

On lit chez ce dernier : Nisi tamen ,fi scaturigo palustris obvia ficut inagro Ravennate 3 plusquam sesquipedemprohibeat infodere.

(19) Comme on l’éprouve dans lacampagne de Ravenne , selon Colu-melle , cité note précédente.

(10) On lit aujourd’hui même chezCaton, chap. 34, p. 37 : Vites etolEjE quomodo infodi antur. Sulcos^fi locus aquosus erit , alveatos este opor-tet j latos summos pedes tres , altos pe-des quatuor j infimum latum pedemunum & palmum. Eos lapide consternito.Si lapis non erit , perticis saligneis vi-ridibus quoquoversus collatis conster-nito. Si pertica non erit , sarmentis col-ligatis itidem facito.

(21) Pour que l’eau s’y conferve Scfournisse à la feve dans les tems desécheresse. C’est pour cette même rai-son que Caton propose de mettre enplace de pierres un lit de sarment ;toutes précautions avouées & approu-vées de Théophraste, de Caufis , li-vre 3 , chap. 5 , p. 268 & 269. Voyezauílì les vers de Virgile cirés note 25.

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