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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. 8 J

des perches de saule encore vertes, ou, au défaut de saule, qu’ony mette une couche de sarment d’un demi-pied (z z) de hauteur.Je crois devoir ajouter qu’il faut planter à une plus grande pro-fondeur ceux qui montrent volontiers leurs racines à fleur deterre , tels que le frêne & l’olivier. Ceux-ci & les arbres demême nature doivent être mis à quatre pieds de profondeur : troispieds seulement suffiront aux autres especes.

Le Général Papirius Cursor, voulant donner une fauíse frayeurau Préteur de Préneste, appella (az)'son Licteur, &: lui dit : Délietes haches. Puis il ajouta : Abats-moi ceue racine ,• il n’y a pointct inconvénient à couper celles qui se découvrent {z 4).

Quelques-uns aiment mieux garnir le fond des fosses avec desmorceaux (2.5) de pots cassés, d’autres avec des cailloux ronds,afin de retenir une suffisante quantité d’humidité, & de laisserécouler le superflu. II croient que les pierres plates ne produi-roient pas le même effet, &: quelles empêcheraient la racine depénétrer dans la terre. Ainsi, pour tenir en ceci un milieu, il ferabon de mettre du gravier dans les fosses.

Lorsqu’on veut transplanter un arbre, il faut, selon quelque5-uns, qu’il ait deux ans ; ils l’approuvent même de trois ans, maisnon de plus : il suffit , selon d’autres, qu’il ait un an complet.

bouche de Papirius , égayant ainsi lasécheresse du précepte par l’agrémentde l’historiette. C’est ce que n’avoitcompris aucun des Editeurs, Inter-pretes, ni Commentateurs de Pline.Au reste la maxime en question s’ap-puie de l’autorité de Théophraste, deCausis , liv. 3 , chap. 11 , p. 275 . Autexte de Pline, au lieu de abradiquelques manuscrits portent adradi ;variante peu essentielle.

(25) J’ai suivi la correction du PereHardouin. Avant lui, on lisoit qu&senudaverint terra. il fait voir qu’il est à

propos de retrancher ce mot oisif terraque la phrase précédente n’exige nul-lement ; & de lui substituer le mottefias , pour faire le commencement'de la phrase actuelle. Il en donne pourraison que Pline prend évidemmentles préceptes qu’il donne ici, chez Vir-gile. Or on lit chez ce Poète, Géorg »liv. 2 , v. 348 :

Aut lapidem bibulum,aut squalentes infode conchas?Inter enim labentur aqua: , tcnuifque subibitHalitus, atque animos tollent fata. Jamque reperti-Qui saxo super atque ingentis pondere teilteUrgeient : hoc eftuios munimen ad imbres ;

Hoc ubi hiulca iiti linctu canis «eftiier arya v