HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. 91
vant à leur égard la même pratique dans la plantation. C’est unprincipe indubitable, qu’on ne sauroit être trop soigneux dotertrès doucement de terre les racines du figuier, fans les arracherde force. Je ne m’arrêterai donc pas plus long-tems à ces pré-ceptes , non plus qu’aux autres con: futilité est généralementreconnue ; tels, par exemple , que celui de battre la terre avec unehie (38) autour des racines , afin de f affermir, ce que Caton (35»)regarde comme le plus essentiel en cette matière ; ou tels quecelui par lequel il recommande de couvrir de fumier 6c d’enve-lopper de feuilles la coupure que l’on fait au haut du tronc des ar-bres pour les émonder.
De la dijìance qu il faut mettre entre deux arbres : desombres des arbres : de leurs égouts : & quels terroirsconviennent aux divers s frtes de plants.
I l reste encore à parler des intervalles qu’il convient de laisserentre les arbres. Quelques-uns veulent (1) qu’on mette les gre-nadiers , les myrtes 6c les lauriers assez épais, pourvu cependantqu’il y ait neuf pieds de distance d’un arbre à un autre. Les pom-miers (z) doivent être un peu plus au large, les poiriers encoreplus, les amandiers 6c les figuiers encore davantage. La meilleuremaniéré en cela, c’est de fe régler selon la disposition des lieux,selon l’étendue des branches de chaque arbre, 6c selon son ombre;car cette ombre mérite aussi attention. Les arbres qui fe branchenten rond, comme les pommiers 6c les poiriers, ne jettent pas beau-coup d’ombre, même les plus grands. Au contraire, celle des ceri-siers 6c des lauriers est d’une très grande étendue.
Les ombres des arbres ont diverses propriétés. Celle des noyersest nuisible, tant aux hommes (3), à qui elle cause des douleurs
causer des paralysies, des maux de que Grevinus , dans son Traité destête , des frissons , de faire tomber les venins , liv. z , chap. 11 ; & Marcelcheveux , d’occaiionner des sommeils Donat, Hijt. Med. miraò, liv. 1 , cha-lourds, dcc. Voyez Aldrovande, ainsi pitre 1.