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Tome sixieme.
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91 NATURALIS HISTORIA L I B. XVII.

Necat gramina & pinus : sed ventis utraque resistit, quajam & protecta vinearum ratione egent. Stillicidia pinus,quercus, ilicis, ponderohilima. Nullum cupresti, umbraminima, & in se convoluta. Ficorum levis, quamvis sparsa :ideoque inter vineas feri non vetantur. Ulmorum lenis,etiam nutriens, quacumque opacat. Attico hxc quoquevidetur è gravissimis : nec dubito , ii emittantur in ramos.Conitricta: quidem ullius noxiam esse non arbitror. Ju-cunda & platani, quamquam craila : licet gramini crederenon soli, haud aliâ lxtids operiente toros. Populo nullaludentibus soliis : pinguis alno, sed pascens fata. Vitis sibisufficit, mobili folio, jactatuque crebro solem umbra tem-perans, eodem gravi protegens in imbre. Omnium fere

(4) Palladius dit au contraire ( li-vre i z, in Novembr. tir. 7 , p. 165)que le pin paíTe pour favoriser ce qu’onseme à Ion abri. Peut-être cet axiomen’est-il vrai qu’à l’égard du myrte , dulaurier, 8c des autres plantes de fortecomplexion 3 fans qu il s’enfuive pourcela que le pin ne soit pas un voisi-nage contraire aux différentes fortesde gramen , 8c à tout ce qui ne mériteque le nom d’herbe. Au reste , tous lesmanuscrits portent ici gramina , &non pas germina , comme on lifoitavant le Pere Hardouin.

(4*) Je lis au texte quâ jam & protecla vinearum ratione egent avec lePere Hardouin ; & non pas quoniam& protecla , <S’c, comme on lit dans lesmanuscrits. Mais en reconnoisiant lanécessité de substituer quâ jam à quo -nia/n j j’interprete cette phrase un peudifféremment que ne fait le PereHardouin , &je m’y crois bien fondé.Pline indique ici que le pin seroit pro-

pre à soutenir la vigne contre l’impé-tuosité des vents, qui renversent lesormes 8c les autres appuis ordinairesdes vignes. Ce passage n’admet certai-nement point d’autre interprétation.Le P. Hardouin n’a frappé qu’à côté dubut. 11 s’exptime ainsi : Quâ jam , &c.id est, quo genere arborum ideo jamprotecla vinearum egent. Alias , earumpropterea arborum oppojltu vinea jampercommode proteguntur. On voit quele Pere Hardouin n’a point comprisprécisément le sens de quâ rationeegent _, &c. ce qui ne signifie autrechose, en cette occasion, que quâ viegcnt } &c. Le mot ratio est de force in-définie , 8c supplée , dans le discours,au mot propre & positif que Ioncherche. ; exprimant , au lieu de lachose même, le mode , la maniéréd’être de la chose , témoin ces diversesphrases de Pline : Si patiatur trunciratio , íiv. 17, chap. 13 : Ubi patieturloci ratio j Iiv. 18 , chap. 16 : Ubicum-