IOO NATURALIS HISTORIAL L I B. XVII.
De satione arborum , & insitione , & quomodo inventa Jittenera inserendi emplaslrado.
Caplt Semine quoque inserere natura docuit, raptim avium14. fame devorato, soljdoque, & alvi tepore madido, cumfœcundo fimi medicamine abjecto in mollibus arborumlecticis , & ventis fiepè translato in aliquas corticum rimas :unde vidimus cerasum in salice, platanum in lauro, laurumin ceraso , &. baccas simul discolores. Tradunt & monedu-lam condentem semina in thesauros cavernarum, ejusdemrei prasbere causas.
Hinc nata inoculatio , sutorias simili fistula aperiendiin arbore oculum cortice exciso, semenque includendi ea-dem fistula sublatum ex alia. In ficis autem & malis hasc
(1) Pline a été mal compris ici parCharles Etienne , in Pr&dio rustico ,p. 215 , comme 1 ’observe le Pere Har-douin.
(2) Cette méthode n’est plus enusage aujourd’hui. Elle a été ainsi nom-mée du Latin oculus , qui signifie lebourgeon de l’arbre-Les Grecs appelloient pareillement cette méthode eno-phthalmis nos 3 mot qui revient exac-tement à celui à' inoculation. Les La-tins l’appelloient d’un autre nom em-plastratio. Sur quoi consultons Colu-melle, liv. 5 , chap. 11 : Tria generaporro insitionum antiqui tradiderunt.Unum quo refecla & fijfa arbor refeclos
surculos accipit. Alterum , quo refeclainter librum & materiam femina admit-tit . . . Tertium quo ipsas gemmas cumexiguo cortice in partem fui delibratamrecipit, quam vocant agricoU emplas-
trationem j vel ut quidam , inocula-tionem. Le Lecteur me saura gré ,comme je présume, de lui mettre icisous les yeux ce qui s’est dit de mieuxjusqu a présent sur l’important objetdont il s’agit. Voici d’abord un Mé-moire fur la greffe tiré des écrits deM. Pluche , Specl. de la Hat , tome 2 ,p. 15 8 &suiv.
-> De toutes les opérations du jar--> dinage , il n’y en a aucune qui ne>, soit honorable & amusante ; mais» les deux plus dignes de notre cu-» riosiré , font la greffe & la taille. La» greffe est la plus facile des deux ;» mais c’est en même rems la plus» merveilleuse. La taille est la plus» difficile ; mais c’est celle qui fait le» vrai mérite du jardinier.
» La greffe se pratique de sept ou•> huit façons, dont il suffit d'avoir