IIO NATURALIS HISTORIEE LIB. XVII.
Aufertur ergo ferra aequaliter superficies : levigatur falcetruncus. Ratio poifea duplex. Et prima inter corticem
« blanches ; ce qui témoigne que» l’arbre y est.
-, La greffe pour TécuíTon fera choi-
fie du jet de Tannée, bien mûre,n Sc de belle venue ; car il y en a« beaucoup qui font maigres par le„ bout, auxquels à peine trouve-t-on» un ou deux yeux de bons : vous la-> cueillerez proche du jet de Tannée» précédente, couperez le bout d’enn haut, auquel vous ne pourrez pren-» dre d’écuífons , Sc couperez austi,» toutes les feuilles jufqu’à la moitié-, de la queue. Songez auíli à couper„ le bout de la greffe , Sc les feuilles» jusqu à la moitié de la queue j„ que li vous les laiíliez, le tout fe„ faneroit, Sc cela delfécheroit tel-„ lement toute la greffe , que Ton neu pou noir lever les écussons d’avec le» bois ; en outre considérez que tout« le feuillage vous est inutile.
-, Si vous ne greffez que le lende-„ main ou plusieurs jours après que„ vous les aurez cueillis , vous met-» trez tremper le bout d’en bas dans-, quelques vaisseaux ( deux doigts de» hauteur d’eau suffisent ) , jufqu’à cem que vous les vouliez greffer : & siw vous vouliez greffer le même jour,», il n’est besoin que de les tenir fraî-» chement dans quelques feuilles de„ chou, ou linges mouillés.
Les greffes pour la fente fe cueil-,, lent dès le détours de la lune de» Janvier, Rappliquent au croissant» de celle de Février , Sc en conti-» nuant de lune en lune, jufqu’à ce» que vous voyez que la feve , étant
» trop forte dans le fauvageau , en» détache Técorce d’avec le bois.
» Pour bien choisir la greffe pour la» fente, mon opinion est qu’il faut» qu’il y ait du Sois des deux feves de» Tannée précédente , dont le plus-, vieux servira pour mettre dans la» fente , Sc le dernier pondéra les« bourgeons : je ne désapprouve pas» que Ton ne greffe aussi le bois où iL.* n’y aura qu’une feve j mais Tatbre» n’en portera pas sitôt du fruit.
» Vous cueillerez vos greffes au-- bout des plus belles branches , com-» me j’ai ditci-devant; laisserez trois» doigts de la premiere feve , afìn de» tailler aisément votre greffe.
« Pour les conserver jufqu’à ce que-- vous greffiez , il suffit de les enter-» rer à moitié tout en paquet, distin-» guant pourtant les especes , de-» crainte que mettant deux greffes de-- diverses fortes fur un même arbre ,» vous ne fussiez obligé d’en couper» un ; d’autanr que deux fruits ne» s’accordent jamais bien fur un mè-» me pied, à cause que Tun empêche>» l’autre de venir en fa perfection, lui” dérobant beaucoup de fa feve.
■» Je n’ai remarqué que quatre ma-» nieres de greffer qui soient nécef--- faires, Sc dont on putffe espérer un« succès assuré , les autres fortes étant-- plus curieuses qu’uriles, puisque>- par ces quatre on peut greffer tou-» tes fortes d’arbres & arbustes.
» L’écuífon tient le premier lieu ,» d’autant qu’il s’applique lur toutes» fortes d’arbres 5ç arbustes j qu’il est