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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI V. XVII. III

que quand elles font seches ; car, dans le premier cas, leur écorcese lâche par trop d’humidité (17)j & dans le second, n’étantpasassez humectée, elle ne sauroit s’incorporer avec celle du sauva-geon. De plus on observe scrupuleusement d’enter au croissant dela lune, & d’enfoncer la greffe avec les deux mains. En effet, ense servant des deux mains, on agit plus doucement: Sc cette modé-ration est nécessaire ; car plus une greffe est enfoncée fortement,plus elle est tardive à porter, & toutefois elle dure plus long-tems. Le contraire arrivera íì elle est mise à l’aise : elle portera demeilleure heure, mais aussi elle durera moins. II faut que la fenteque Ton fait au sauvageon ne soit ni trop large, ni trop étroite :car si elle est trop large, elle ne tiendra pas assez fortement lagreffe; Sc si elle est trop étroite, elle la chassera, ou bien elle Té-touffera à force de la ferrer. L’essentiel est de faire la sente aumilieu du tronc, afin qu’il tienne mieux la greffe. Quelques-uns ( 18)après avoir marqué fur le tronc, avec la serpe, Tendroit où ilsveulent fendre, lient avec de l’osier le bord du tronc, pour Tem-pêcher de se trop ouvrir ; après quoi ils enfoncent des coins. IIy a des arbres que Ton transplante le même jour qu’on les a entésdans la pepiniere. Si le sauvageon est un peu gros, il vaut mieuxenter entre Técorce & le bois ; mais il faut que le coin soit dos,de peur de rompre le sauvageon en écartant Técorce. On enlevecelle des cerisiers avant que de les fendre. Ce font les seuls (19)arbres que Ton puisse greffer après le solstice d'hiver. Quand onleur a ôté Técorce, on voit qu ils ont une efpece de duvet (2.0),qui, s’il s’attache à la greffe, ne manque pas de la pourrir. II esttres bon que la greffe soit ferrée, pourvu qu’on ne Tait pointblessée (21) en la faisant entrer avec un coin. Le plus près

mi j qui se rapportèrent à cuneo. Cettederniere leçon , qui pourtant est: celledes manuscrits, a été , à juste titre, re-jetteepar ce Savant, fondé dans fa cor-rection , tant fur Te x trente vraisem-blance de la leçon qu’il propose, que

Tome VI.

sur ce passage de Theophraste , deCaujîs , liv. 1, chap. 6, p. 10 5 : Cum-que trunco leviter stjfo inferendum jamest , surculum cuspidatim decisum mal-leo adigunt , ut quàm maxime depri-matur j & commitatur.

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