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Tome sixieme.
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HISTOIRE. NATURELLE, LIV. XVII. I 3 y

renfonce profondément par cette pointe dans la terre , en nelaissant déborder qu’un petit bout, qu’il faut même couvrir defable (6). On plante pareillement de branche les grenadiers (y) &les myrtes ; mais il faut auparavant élargir le trou avec un pieu (8).Tous les plançons des arbres dont je viens de parler doivent avoirtrois pieds de long, & être un peu moins gros que le bras : enoutre, ils doivent avoir toute leur écorce (9), &c être aiguisés par-le bout.

Le myrte fe plante aussi de bille (10). Le mûrier 11e fe plantepas ( 11 ) autrement; car la crainte de la foudre (iz) empêchequ on ne l’ente fur forme : c’est pourquoi il convient d’expliquerprésentement la façon de planter de bille. II faut (13), avanttout, que les billes soient prises d’arbres fertiles; qu’enfuite ellessoient droites ; qu elles ne soient ni raboteuses ni fourchues ; quellessoient au moins d’une grosseur à remplir la main , & , quant à lalongueur, quelles aient au moins un pied (14) de haut; que leurécorce ne soit point entamée ; qu’on mette toujours en bas (15)le côté par où elles ont été coupées, e’eíl-à-dire le bout le plusproche de la racine; & que tandis quelles poussent, on accu-mule (16) la terre à Tentour , jusqu à ce quelles aient acquis unecertaine force.

ce qui est proprement faction ducoin. Toutes ces dénominations tiréesdu coin viennent de ce qu’en tailleen coin le jeune arbre qu’on veutplanter de bille, & que c’est la partieainsi taillée en coin qu’on enfonce enterre. Ce que dit ici Pline , que lemyrte se plant aussi de bille , est em-prunté de Théopluaste , Hijl. Plant.liv. 2 , chap. 1.

(11) Palladius n’adopte point cetterestriction exclusive ; car il écrit ,1 3 ,ìn Felruar. rit. 25 , p. 77 : Morus fe-renda efl taleis , vel cacuminibus : me-lius autem taleis sesquipedalibus.

(12) Ceci est un vestige du préjugésuperstitieux déja exposé ci-destus parPline, liv. 15 , chap. 15 , lotsqu’il adit : Neque om ia infita misceri sas esl 3ficut nec spinas inferi _, quando fulguraexpiari non queunt facile : quotque ge-nera infita suerunt 3 tot fulgura uno iclupronunciantur.

(13) Columelle, livre cinquième,chapitre 8.

( 14' Ou même un pied & demi, se-lon Palladius, cité note 11.

(15) Columelle , ìbid.

(i6j Theophraste , ibid.