HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. 141
il y a quatre (17) jours pendant lesquels il eíl nuisible de planterles oliviers. L’Afrique a cela de particulier, qu’on y ente i’oliviersauvage. Les oliviers jouissent d’une espece d’immortalité (18), aumoyen de leurs rejettons, qui , étant replantés, produisent denouveaux arbres toutes les fois qu’on en a besoin ; en sorte qu’unemême oliviere dure des íìecles entiers. Quant à l’olivier sauvage,on sente par des lions (19), $r par inoculation (20).
II ne faut pas mettre un olivier dans un endroit (2.1) d’où l’onauroit arraché un chêne ; car il y a certains vers appeliés par lesLatins rauques (u), qui mangent les racines des chênes, & quimangeroient de même celles des oliviers. On a trouvé qu’il valoirmieux ne pas (23) enterrer ni sécher les plançons d’olivier avantque de les planter : & l’on a reconnu qu’il étoit très bon d’émon-der (24) les vieux oliviets de deux en deux ans, vers le tems dulever des Pléiades (24*), & de mettre de la mousse (25) à l’en-tour de leurs racines ; comme auíïì de les déchausser chaque année
tur } iique maxime femina oles consu-munt.
(22) Je soupçonne qu’il faut lire autexte 'rancs , & non pas rauca. Ce se-roit une expression d’origine Celtique,& qui exprimeroit une sorte de verlong & fluet. En un mot, ce seroit lever en question défini par sa forme. Eneffet, rank est un mot Celtique, Bel-gique, Danois, Suédois, £cc. qui si-gnifie longus & exilis dans toutes >ceslangues. Sur quoi consultez le docteJean Ihre ,au mot rank. Peut-être austice mot rank désigne-t-il dans l’originela partie fibreuse & filamenteuse desracines d’un arbre, en forte que ce motranca signifièrent ici, par analogie, versqui rongent les menues racines. Le PereHardouin s’éleve , avec raison, contreceux qui lisent ici, chez Pline, crues, ,contre l’autorité formelle des manu-scrits , auxquels la correction que j'in-
dique n’altere qu’une feule lettre.
(23) Contre la décision de Co!la-melle , qui écrit, liv. 5, chap. 9,p. 195 : Sed oportebit talearum capita& imas partes mixto fimo cum cinereoblinere , & ita totas eas immergere utputris terra quatuor digitis alte super-veniat. Sed binis indicibus ex utraqueparte humantur. Au lieu de inhumare ,tin manuscrit porte intumare : c’est une-leçon vicieuse.
(24) Interradere arborem ; c’est éla-guer un arbre, comme le décide lePere Hardouin. Pline s’est déja servide cette expression , liv. 15 , chap. 1 ,tome 5 , p. 274, ligne 11.
(24*; Àu commencement de Mai.Nous traiterons du lever de l’Arctureau liv. 18 , chap. 2 6 .
(2 5 ) Hoc eodem mense ( Maio ) inpafiinatoseminario novissima positio esiolearis tales : eamque oportet , cum