HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. 149
assez fort, ce qui arrive d’ordinaire quand il a trois ans, ou dumoins quand il en a cinq, on coupera net le sommet (z) ;•& aprèsavoir taillé en pointe , de la maniéré exposée ci-deflus ( 3 ) , lacime de la branche d’olivier, on l’insérera dans le tronc du figuierpar une fente que l’on y aura faite , Le on l’assujettira par uneligature, de peur que l’arcade ne s’échappe. De cette maniéré ,,par un heureux mélange d’ente & de provignement, les deuxarbres demeureront unis ensemble pendant trois années, & vivrontrd’une nourriture commune. La quatrième année, on coupera labranche gressée, qui alors appartiendra entièrement au figuier»,hiais cette façon d’enter n’est pas ( du moins que je sache) encorebien commune.
Au reste, la nécessité exposée plus haut (4) de choisir des lieuxchauds ou froids, secs ou humides, pour planter les arbres, a montréaussi la maniéré de faire les fosses. Dans les lieux aquatiques (s), ellesne doivent être ni grandes ni profondes : mais dans les lieux chauds& secs, elles doivent réunir ces deux conditions, afin de recevoirbeaucoup d’eau, Le de la retenir ; & c’est aussi de cette façon qu ilconvient de cultiver les vieux arbres. Dans les lieux extrêmementchauds, on rechausse (6) les arbres en été, dans la crainte que l’ardeurdu soleil ne brûle leurs racines. Ailleurs, on les déchausse, afinde leur donner de l’air. En hiver, on les rechausse (7) pour les-garantir de la gelée. D’autres les déchaussent en cette saison même,afin de les abreuver. La bonne maniéré de déchausser les arbres,,quelque part que ce soit, consiste à faire tout à l’entour (8) unefosse de trois pieds en rond : mais cela ne fe pratique pas dansles prés, où les racines viennent presque a fleur de terre , pourchercher le soleil Sc l’humidité. Voilà tout ce que nous avions adiréen général , fur la façon de planter Sc d’enter les arbres fruitiers.
gnes, liv. 5 , chap. 5 , écrit : Ubi se-mina jam corroborata fuerint 3 nihildubium es } quin ccelefiibus aquis pluri-mum juventur, itaque locis 3 quibus cle-mentia hy emis permittit 3 adapertas vi-
tes relinquere 3 & totâ hy eme ablaquea—tas habere eas conveniet.
(8) La plupart des manuscrits por-tent in circuitum 3 Sc non pas in ar~cuitu..