Band 
Tome sixieme.
Seite
241
JPEG-Download
 

—■ usin i.1 - n ^. *i . . « » | ■ ■ w i siw ii—i.i n » » ii n n ^

HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII.

détourner (iz) des arbres les grandes pluies qui tombent en au-tomne. C’est principalement vers le lever de la Canicule qu’ilest utiled’abreuver les arbres j encore faut-il garder une certaine modé-ration, parceque leurs racines se trouvent mal detre trop humec-tées. L’âge, en cela, doit servir de réglé : les jeunes arbres ontmoins besoin d’être abreuvés que les autres. Ceux qui y font accou-tumés en ont le plus besoin. Quant à ceux qui viennent en deslieux secs, il ne leur faut pas beaucoup d’eau.

Au village de Fabie, qui est dans le territoire de Sulmone (13)en Italie, 6 c où les vins font rudes, il est nécessaire d’imbiber lesvignes; ce qu’on fait aussi, au même territoire, à l’égard des bleds.Or cette pratique particulière donne lieu à un phénomène assezsurprenant ; c’est que la même eau tait mourir les herbes, Sc pro-fiter les bleds, de façon qu’il n’est pas besoin de les sarcler. Aumême canton, dans la crainte que le froid ne gâte les vignes,on les arrose vers le solstice d’hiver, sur-tout s’il y a de la neigeou s’il gele ; Sc les gens du pays appellent cela attiédir les vignes.L’eau qu’on y fait entrer vient d’une riviere voisine qui est chaudeen hiver, particularité qu’aucune autre riviere ne présente; & cettemême eau, en été, est d’une froideur presque insupportable.

De la maniéré de scarifier & inciser ; de la caprification , &comme on doit fumer les arbres ,

Pour ce qui est du tort apporté par la bruine & la nielle, nousparlerons des moyens d’y remédier, au livre suivant (1); mais jene veux point terminer celui-ci fans avoir traité d’un autre remedeconcernant les arbres, & qui consiste à les scarifier (z). Car lors-que leur écorce, amaigrie par la maladie, vient à se resserrer,Sc quelle comprime excessivement l’intérieur de l’arbre, on y fiaitde longues incisions de haut en bas, en tenant la serpe avec lesdeux mains , asin de la mieux conduire. Par ce moyen , onrelâche, en quelque façon, cette écorce : Sc ce qui montre quecette pratique est salutaire à l’arbre, c’est que les incisions s’élar-Torne VI. H h