HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVII. 143
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giflent, 6c qu ensuite le bois de l’arbre, ne trouvant plus en cesendroits-là d’obstacle à son accroiflement , les remplit 6c lesincarne.
Au reste, le traitement des maladies des arbres est semblable,en grande partie, à celui des maladies des hommes ; car commeon perce les os (3) des hommes avec une tariere, de même auflìperce-t-on ceux des arbres, ou, ce qui revient au même, on perceleur partie la plus dure. Ainsi on adoucit un amandier amer, si,après avoir béché la terre tout à l’entour, on le perce (4) vers lepied, 6c qu’on essuie bien l’humeur qui en sortira. De même lors.qu un orme (3) est vieux, ou lorsqu’on voir qu’il prend trop de nour-riture, on le décharge de son humeur superflue, en le perçanta fleur de terre, jusqu’à la moelle. On évacue pareillement le suctrop abondant qui gonfle l'écorce des figuiers, en y faisant delégeresincisions obliques ; 6c par ce moyen 011 empêche que les figues netombent. Lorsque des arbres fruitiers (6) bourgeonnent fans por-ter du fruit, on les rend fertiles en fendant leur racine, 6c insé-rant une pierre dans la fente. On fend de même les amandiers (7)pour les rendre fertiles ; mais on met dans la fente de ceux-ci uncoin de chêne-roure, qu’on y fait entrer de force. Les coins quel’on met dans les poiriers ôc les cormiers font (8) de bois de teda( ou torche-pin ) ; 6c on rechausse tous ces arbres avec de la terremêlée de cendre. Quand une vigne ou un figuier pousse une tropgrande quantité de bois, il faut sacrifier so) les racines mêmestout à l’entour, 6c mettre de la cendre fur les incisions. Pouravoir des figues tardives (10), il faut cueillir les premieres figueslorsqu’elles sont un peu plus grosses qu une feve ; 6c il en vien-
chap. 8 • & Palladius, liv. 4 , in Mar-tio , tit. io , p. 98.
(10) Columelle , ibid. p. 100: Sivoles ficum . , quamvis non naturâ fe-ram facere , tum grossulos , prioremvefructum decutito : iterum alterum edet ,
quem in hyemem differet. Nonnunquametiam , cum frondere coeperunt cacuminafici , ferro summa prodefl amputare ;fic firmiores arbores & feraciores fiuntò'c. V oyez aufli Palladius, in Martio 3liv. 4, th. 10, p. 99.
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