histoire NATURELLE, LIV. XVIII. 171
sur laquelle étoit représenté un mouton ou un bœuf. Les loix desDouze Tables ( 16) condamnèrent à mort quiconque, en âge depuberté, auroit fait paître de nuit le bétail dans les bleds, ou lesauroit coupés : Sc celui qui étoit convaincu d’un tel crime, devoir,pour satisfaire à la Déesse Cérès, être pendu Sc étranglé, Sc puniplus rigoureusement qu’un homicide. Si le coupable n’étoit pasen âge de puberté, il devoir être battu, selon la volonté du Juge (17),Sc le dommage être payé au double.
Le rang Sc la dignité des citoyens fe régloit suivant qu’ils étoientlaboureurs ou non. Ainsi, on te noir pour les premiers de Romeceux qui avoient des terres, Sc les tribus de la campagne étoientles plus (18) estimées. Celles de la ville, au contraire, étoientméprisées, comme étant composées de gens oisifs ; 5 c c’étoit undéshonneur d’y être transféré. Aussi n’y en avoit-il que quatre (19),Sc elles tiroient leurs noms des différents quartiers où elles habi-toient, Sc d où elles étoient appellées la Suburrane (10), la Pala-tine, la Colline, Sc l’Efquiline. Les citoyens ruraux venoient à laville les jours de marché : c’est pourquoi il n’étoit pas (aï) permisde tenir des assemblées ces jours-lâ, asin que le peuple de la cam-pagne ne fùtpas détourné de son travail. La paille fraîche servoit(zz)alors de lit pour dormir Sc prendre le repos. On honoroit tellementìe bled, que la gloire fe nommoit adorea (13), du mot Latin
Palatium , dans le dixieme ; l’EsquilineSc les Esquilles, dans le cinquième,ainsi que la poire Colline.
(zi) Je lis, avec le Peie HardouìnSc tous les manuscrits, & ideo comitianundinis. Cette leçon manuscrite estpleinement justifiée par ce passage deFestus : Nundinasferiatum diem e// evo-luerunt antiqui j ut rujlici convenirentmercandi vendendique causa : eumquenesajium 3 ne fi liceret cum populo agi _,interpellarentur nundinatores. Le PereHardouin fait observer que ceux quiprétendent cerriger au texte comitia
nundinis en comitia nijinundinis , d’a-pres plusieurs pastages de Varron, deColumelle , Sc de Denys d’Halicar-naíle , confondent les derniers tems dela République avec les premiers.
(z z) Ainsi que le dit Ovide, Fajl.liv. 1 :
Nec pudor in stipula placidam ccpííîe quietem >
Et fenum capiti fupposuiíse fuo.
Ovide , ibid. liv. 3 :
In stipula placidi capiebant munsra somni rEt tamen ex illo venit in astra to:o.
(Z3) Festus : Adoream laudem Jìve