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Tome sixieme.
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histoire NATURELLE, LIV. XVIII. Z97

à leur propre régime, òc que la culture détériore. De même, enSicile il y a certaines terres (z3) qui s’accommodent mieux duneculture médiocre , que d’une plus recherchée ; ce que les étran-gers qui les cultivent pour la premiere fois, apprennent à leursdépens.

Quelle est donc la maniéré la plus avantageuse de cultiver unfonds? C’est d’y faire le moins de dépense qu’il est possible. Voilàun précepte qui nous vient de nos Ancêtres ; & ceux qui nousl’ont donné, ce font ces mêmes hommes qui faifoient un crimeà un Capitaine (24) décoré de triomphes, d’avoir en argenterieplus (25) de dix livres pesant; & qui, lorsque leur métayerétoit mort, demandoient, au milieu de leurs victoires, de reve-nir cultiver leur champ. Ce font ceux dont les terres (zj*)étoient exploitées aux dépens (26) de la République, & à qui,pendant qu’ils commandoient les armées , le Sénat fervoit defermier.

C’est d’eux aussi que nous tenons ces sages maximes, que l’onpeut regarder comme des oracles : savoir, qu on doit regardercomme un mauvais cultivateur, celui qui est contraint d’acheterce que fa terre auroit pu lui fournir; comme un mauvais ménager,celui qui fait de jour ce qu’il pourroit faire de nuit, excepté dansles mauvais tems ; &c comme un plus mauvais ménager encore,celui qui fait les jours ouvrables ce qu’il devroit faire les joursde (27) fête. Enfin, selon nos Ancêtres, le plus mauvais mé-

cenarium amoto inde rufiico ìnflrumentodiscejjìjse : ideoque petere ut sibi succes-sor mitteretur , ne deserto agro non ejsetunde uxor ac liberi sui alerentur. Quapofiquam Senatus à Consul, bus accepit ,& agrum Atilii illico colendum locari ,6’ alimenta conjugi ejus ac liberis pra-be ri , resque quas amiserat , redimi pu-blice jusit.

(27) Certains ouvrages étoient per-mis les jours de fête , comme Virgile

Tome VI.

l’observe , Géorg. liv. í , v. 268 :

Quippe etiam festis quaedam exercere diebusFas & jura sinunc. Rivos deducere nullaRelligio vetuit : segeti protendere sepem,

Insidias avibus moliri , incendere vepres, *

Balancumque greges fluvio mersare salubri» 1

On lit ausfi chez Caton , chap. i : Perserias vero fojfas veteres tergeri, viampublicam muniri , vepres recidi , hortumfodiri j &c. Le même écrit , chez Colu-

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