HISTOIRE NATURELLE, LI V. XVIII. 353
leurs aliments. Les nations qui habitent près du Pont-Euxin necroient pas qu’il y ait une meilleure nourriture que le panis. Dureste, les bleds d été s’accommodent mieux d’un terroir naturelle-ment bien abreuvé, que des pluies. Le millet &: le panis n’ai-ment (45) point l’eau quand ils jettent leurs feuilles. On défendde les semer parmi les vignes & les arbres fruitiers ; car on croitqu’ils amaigrissent (4 6) la terre.
Des levains ; de la maniéré de faire le pain ; des différentes. fortes de pain ; des premiers Boulangers qu on ait vus àRome j des cribles ou tamis , & de U alica*
La farine de millet est très bonne pour faire du levain (1) ,enlapêtristant avec du vin doux : & ce levain fe garde (2) un an.On en fait de pareil avec le menu òl meilleur son ordinaire, quel’on pétrit avec du vin blanc nouveau (3) de trois jours; & J’onforme de cette pâte des efpeces de trochifques, que l’on met sécherau soleil. Quand on veut s’en servir, on les délaie dans de l’eauchaude avec de la fleur de farine de \ea ou d’épeautre (4), puis onles mêle dans la farine qu’on veut pétrir : & l’on prétend que parce moyen on obtient un pain excellent. Les Grecs estiment quehuit onces de levain suffisent pour un boisseau de farine. Au reste,ces sortes de levains ne peuvent fe faire que dans le rems des ven-danges. Pour avoir du levain en tout teins, il faut démêler de lafarine d’orge dans de l’eau, 6 c en faire un gâteau du poids de deux
mustum ebullierit , spumosum illud quodefferbuit , eximito , cum farina, milii.commisceto 3 diligenter que trita in mas-sas cogito j quas ad solem siccatas inhumido loco repones : & inde sufficientiaccepta quantitate pro fermento utitor.
(3) Jelis au texte maturato non.macerato. Cependant le P. Hardouin
Tome FI,
fait observer qu’on lit macerato dansquelques manuscrits.
(4) Pline a fait remarquer au cha-pitre 8 , que les Campaniens don-noient au \ea ou épeautre, le nomhonorifique de semen , comme pourdire le grain par excellence.
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