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Tome sixieme.
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400
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Caput

17.

400 NATURALIS HISTORIA L I E. XVIII.

diximus inter frutices. Et nunc frugum omnium naturaperagenda est : cujus in parte de morbis quoque dicatur.

De vitiis frugum & remediis ; & quid in quoque terree

genere debeat feti .

Pr imum omnium frumenti vitium avena est: & hor-

r amené à des racines tirées cl.es lan-gues Celtoícythes , lignifie profit desmamelles 3 profitant aux mamelles 3 &c.Racines : tififie 3 mamelles dans les lan-gues dérivées du Celtique ; ko 3 kow 3kua j une vache; kos 3 une chevre;goos 3 une oie , dans ces mêmes lan-gues , Sec. d’où les Grecs avoient faitkuthos Sc kucma 3 produit, enfante-ment , portée, &c. car les dénomina-tions Celtiques de la vache, de l’oieSc de lachevre font identiques Sc ho-norifiques, signifiant en général unanimal d’ungrand produit ,d’un grandrapport, &c.

(1) Pline adopte ici le préjugé deThéophraste, qui fut austt celui detoute l’antiquité. II semble qu’il nefaille pas moins que cette considéra-tion pour excuser un Naturaliste austtéclairé que M. de Buifon , d’avoir cruà ces étranges métamorphoses, contrelesquelles M. Desplaces s’est très ju-dicteuíement élevé. Voici ses paroles,p. z 1 o : » Pline semble avoir suivi fo-» pinion de Théophraste , en pensant,» que le froment & forge dégénèrent,, en avoine, & que l’avoine se change„ en froment : il n’y a pas lieu de», croire que notre Auteur ait pris» l’avoine des Allemands pour une,, avoine changée en froment, com-ia me le texte íembleroic l’infmuer.

” L’avoine des Allemands étoit le« bromes des Grecs, l’avoine culti->. vée , qui a été mise ci devant, cha-» pitre 10 , a u nombre des bleds» étrangers. Outre ce bromes 3 les» Grecs avoient une avoine sauvage» Sc stérile , appellée geloph 3 la seule» qui fût connue en Italie, & donc» parle Virgile , Géorg. lív. 1 :

Infelix lolium & steriles dominantur avena;,

» comme 1’observe Servius. II y avoir«* de l’avoine cultivée dans la Thrace.» Les Anciens pensaient donc que leu froment Sc l’orge dégénéraient en» avoine ; Sc plusieurs Modernes ont» cru que fi vraie s’engendre de grains» de froment Sc d’orge corrompus, Sc» qu’elle se change austi en froment;« qu’elle en reprend quelquefois la» nature & la forme. M. de Buffon» semble ne point douter de ces pos-» sibilités : Le bled 3 dit-il, efi une»> plante que l' homme a changée au„ point quelle nexifie nulle part dans« l' état de nature : on voit bien qu’il a» quelque rapport avec l’ ivraie , avec» les gramen , les chiendents & quel~-, ques autres herbes des prairies ; mais,, on ignore à laquelle de ces herbes on« doit le rapporter : & comme il fie re-» nouvelle taus les ans 3 & que servant», de nourriture à V homme 3 il efi de» bon