404 NATURALIS HISTORIA LIS. XVIII.
tur & in grano , cùm spicae pluviis calor infervescit. Eil &cantharis dictus scarabanis parvus, frumenta erodens. Om-nia ea animalia cum cibo deficiunt. Oleum , pix , adeps,contraria seminibus, cavendumque ne contacta eis serantur.Imber in herba utilis tantum : florentibus autem frumentohordeo nocet, leguminibus innocuus , praeterquam ci-ceri. Maturescentia frumenta imbre laeduntur, & hordeummogis. Nascitur & herba alba, panico similis, occupansarva, pecori quoque mortifera. Nam lolium, & tribulos& carduos, lappasque, non magis quam rubos, inter fru-
( 8 ) Théophraste leur donne le nomde cantharides ; d’où est venue lamé'prise de Pline ,.qui, indépendammentde ces petits vers, fait mention descarabées cantharides qui rongent lesbleds. Or la cantharide proprementdite,ou mouche cantharide, ne rongepoint les bleds ; & le scarabée qui lesronge , n’a point le nom de cantha-ride , du moins dans les langues vul-gaires. On trouvechezM. ValmontdeBomare, articles Bled & Seigle , desdétails très curieux fur les maladiesdes bleds, & fur les moyens d’y remé-dier.
(9) Voyez la note précédente.
(ic) Théophraste y Hist. Plant. 1 . 8,
chap. 6 .
(11 ) Théophraste, ib id.
(1 z) C’est un faux panis dont il neparoît pas q non ait ici aucune eon-noissance. Peut-ctre étoit-ce un panisniellé, & , par cette raison , funesteaux bestiaux qui s’ennourristoienr.
(13) L’ivraie , en Hébreu, ketsach ;én Grec, cnra 3 fanion ; en Italien.,
jmbriaga , loglio j en Allemand , lui c k.dort , twalch , trespe ,• en Espagnol ,yoio ; en vieux François, gaffe , leville;en Slawon , kak-ol , comme qui diroittoute mauvaise , ou, dans un autresens, mauvaise herbe.
(14) Plusieurs ont cru que le tribu~lus étroit la forte de chardon surnomméchauffetrape -, fondés fur ce que Vé-gece, liv. 3 , nous apprend que le.piege de guerre nommé chauffetrape _,en Latin murex , étoit aussi nommétribulus ; & cela à cause de sa ressem-blance avec l’herbe ou plante du mê-me nom, & qui autrement se nommeauísi chardon étoilé j en conséquenceils en.font le barkan des Hébreux, Ya-broio des Espagnols, le veiernuff desAllemands , &c. M. Jault, dans unenote manuscrite, rejette cette inter-prétation. Voici ses paroles : » Nous>, ne savons pas au juste ce que c’est„ que le tribulus quoiqu’il en soit» souvent parlé dans les Auteurs» Grecs & Latins, & dans l’Ecriture, Sainte. Ce qu’en disent Théophras-£ te, Dioscgnde & Pline, est si obs*