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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVIII. 407

autant de maladies des bleds, ou plutôt comme les fléaux (17) dela terre mcine. La nielle, qui provient de l’intempérie de l’air,est une des plus fâcheuses maladies qui puissent attaquer les bleds& les vignes. Elle est très fréquente (18) dans les lieux où il tombede la rosée, dans les vallées, & dans les endroits à couvert du vent.Au contraire (19),les lieux élevés &. exposés au vent ne font pointsujets à la nielle. Une autre maladie des bleds, c’est quand ils fonttrop drus & trop (2.0) abondants , &: que leur propre poids lesfait pencher vers la terre. Mais un mal commun à tous les bleds,ce font les chenilles : elles attaquent même les pois' chiches (zi)lorsqu’ils ont été lavés par des pluies qui ont adouci leur salure.

II y a une certaine herbe appellée par les Grecs orobankht (2.2.),qui étouffe les pois chiches & l'orobe, en fe tortillant autour d’eux.L’ivraie étoufte de la même forte le froment. L’orge est étouffépar la coquiole (2.3) j &c la lentille Test par la grave ou feve deloup, que les Latins appellent securiclata ( Z4), & les Grecs pelekinos 3parceque fa gonfle ressemble à une pelekys , c’est-à-dire à la hachegrecque. Aux environs de la ville de Philippes ( z5), il y a une herbe

chap. 8 y l’Auteur des Géoponiques ,liv. 1, chap. 41 ; & Galien , de alïm.sac. liv. 1, chap. 3 7.

(24) Je lis securiclata avec tous lesmanuscrits. C’est un mot formé de se-curis , une hache, Sc de calare 3 ap-peller. 11 fandroit, dans la réglé ,secu-ncalata ; mais on voit que ce mot s’estformé à la maniéré hellénique 3 carles Grecs difoient de même klêtos , ap-pellé. Ce clata des Latins est donc leurcalata 3 rapproché du klêtos des Grecs.C’est ce que n’a point compris le PereHardouin, qui lit ici securidaca 3 con-tre l’autorité formelle des manu-scrits.

(25) » Philippes ("écrit M. Despla-» ces., p. 3x3) étoit la Métropole

» de la seconde Macédoine , dans» l’Exarchat de ce nom , dont il n’e-» xiste plus que les ruines. Tous les» Commentateurs de Pline Sc tous» les Botanistes conviennent qu’on» n’a jamais connu ces deux herbes» qui font mourir les feves, &" qu’ii y a» quelque erreur dans le texte. Théo -» phraste se sert des deux termes» Grecs, ateramnon Sc teramnon 3 dans» un sens fort différent. 11 croît, dit-» il, aux environ de Philippes , des» feves difficiles à cuire, à cause des» vents froids qui y regnent , Sc qui» les endurcissent. Les Latins appel-» lent ces sortes de feves incodiles ;»» terme qui répond au mot Grec ate-,, ramtios 3 l’opposé de teramnos 3 qui