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Tome sixieme.
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histoire naturelle, liv. XVIII. 409

qui faic mourir les feves. Elle prend le nom d’ a-teramnon (z 6 ) lorf-qu’elle vient dans un terroir gras ; celui de teramnon lorsqu ellese trouve dans un terroir maigre, ôc quêtant mouillée elle vientà être frappée d’un mauvais vent. Le grain de Vœra (2.7) ou ivraieest très petit ; & son enveloppe est piquante. Le pain où il y a dece grain cause des vertiges (18), très peu de tems après qu on en amangé. On dit même qu en Asie & en Grece , quand les bai-gneurs veulent obliger le monde à se retirer, ils nefontquejetterdes grains d’ivraie fur des charbons ardents. Lorsque l’hiver estpluvieux, il s’engendre dans l’orobe, ou ers, une forte de petitearaignée appellée phalangion(z^). On trouve aussi des limaces dansla vesce ; & quelquefois il fort de terre une infinité de petits lima-çons qui rongent ce légume. Voila a peu près les maladies desbleds : passons aux remedes.

Tant que les bleds font en herbe , tout le traitement consiste àles sarcler \ èc quand on les seine, il consiste uniquement a employerde la (30) cendre. Pour ce qui est des maladies qui attaquent le grain. & la racine, on les prévient par certains moyens qu’il faut mettreen usage avant que de semer. Si l’on trempe dans le vin (31)les semences , on croît que , moyennant cette préparation ,elles se conserveront plus saines. Virgile ( 32. ) recommande detremper les feves dans une liqueur composée de nitre Lc de lie

„ le trouver dans quelques Auteursu Grecs , & l’appliquer, par erreur ,» à la destruction des mauvaises her-,, hes: l'expérience prouve, au con-» traire , que les cendres font une» forte d’engrais qui les fait pouf-» fer ».

(31) C’est un moyen indiqué parApulée, dans les Géoponiques 1 . 2,chap. 16 , p. 54.

(32) Virgile prescrit cela au pre-mier livre des Georgiques j v. 93 :

íc'iiina vidi equidem multos medicare serer, tes,

Tome VI.

Et nitro primùm , Sc nigrâ perfundere amurcâ ,Grandior ut fcccus siliquis fallacibus eflec.

Consultons a usti Columelle , liv. 1,chap. 10: Priscis rujllcis , nec minusVirgilio j priàs amurcâ vel nitro mace-rari fabam , & ita sen placuit . NosquoqueJic medicatam comperimus , cumad maturitatem perducta Jit , mimis àcurculione infefiari. Et Palladius, inNovemb. liv. 12, tit. 1 , p. 161 : Graciaserunt jab a semina ... nitrata aquarespersa t cocturam _ non habere diffici-lem,

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