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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVIII, 41 I

d’huile (33), assurant que par ce moyen elles deviendront plusgrosses. Quelques-uns (34) pensent qu en les faisant macérer dansde l’urine & de seau pendant trois jours avant que de les semer,elles croissent extrêmement. On dit qu un boisseau de feves en-tieres, qui auront été sarclées trois fois, rend (3 y) la même quantitéde feves mondées & concassées ; & que si on mêle les autres grainesavec des feuilles de cyprès pilées, elles ne font point sujettes (36)aux vers, ni pareillement si on les se me lorsque la lune est en con-jonction ( 37 ) avec le soleil. Pour conserver le millet, plusieursveulent qu avant de le sarcler, on fasse de nuit la ronde, avec (38)tine grenouille de buisson, tout à l’entour du champ où ce bled auraété semé ; & qu’ensuite on enterre la grenouille au milieu duchamp, après savoir enfermée dans un pot de terre. Ils disent qu’a-vec ces précautions, ni les oiseaux ni les vers ne feront de mal aumillet ; mais qu’il faut déterrer cette même grenouille avant quede moissonner , parcequ’autrement le bled seroit amer. On prétendque li on touche les semences avec l’épaule d’une taupe, elles don-neront une plus abondante récolte. Démoçrite recommande ( 3 9)de tremper dans du suc de joubarbe , plante qui croît sur les mai-sons , toutes les graines que l’on voudra semer. Lorsque la douceurdu terroir engendre des vers qui Rattachent aux racines des bleds,le remede dont on se sert communément en cè cas-là, consiste àarroser (40) les bleds avec de la lie d’huile, fans y mêler de sel, &;ù les sarcler ensuite : & si (41) le bled commence à se nouer, on le

trouve aussi chez l'Auteur des Geopo-níques , liv. 12, chap. 7 , p. 3 29 3 &liv. 2, chap. 16, p. 53 : mais princi-palement chez Columelle , qui écrit,liv. : 1 , chap. 3 , p. 904 : foeteres qui-dam aucìores , ut Democritus , praei -piunt femina omnia succo herba 3 quasedum appellatur , medicare eodem -que remedio adversus befiiolaf uti ,quod verum ejfe nos experientia docuit ,

Ce même Auteur écrit encore au 1 . 2,chap. cj , p. 73 : Quadam etiam subter-ranea peses adultas radicibussubseclisenecant. Id ne fiat remedio est a uamixtus succus herba 3 quam rustici se-dum appellant : nam hoc medicamineunâ noEtesemina macerata faciuntar.

(40) Columelle, ibid. p. 54.

(41) Columelle, liv. 2 , chap. 12 :Transacto aquinoxio verno jiat im peras

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