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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVIII. 415

que la terre n y produise aucune ( y z) herbe inutile, elle est toutefoisíì féconde que le grain qui tombe tandis qu on moissonne, & qui estenfoncé dans la terre par les (53) pieds des moissonneurs, porte Tan-née suivante., fans qu il soit besoin de labourer. Cette prodigieusedifférence d’un fol a un autre nous invite à spécifier ici quel grainconvient particulièrement à telle ou telle autre terre.

Ainíi, selon le sentiment de Caton (yq;, les grosses terres, lesprairies fécondes, font propres pour le grain ; mais íì elles ( y y ) fontsujettes aux brouillards, c’est au raifort, an millet Le au panis quellesconviennent le mieux. Les lieux froids ( y 6) Sc aquatiques doivent êtreenfemençés les premiers, & les lieux chauds les derniers. Lelupin ( y 7) s’accommode très bien d’une terre rouge , noire ou sablon-neuse , pourvu quelle ne soit pas sujette à être visitée par l’eau.Le far veut ( y 8 ) une terre crétacée, ou une terre rouge, & des lieuxastez aquatiques. Le triticum ou froment proprement dit, veut ( y 9) unterroir sec, exposé au soleil, & qui ne produise pas des herbes inutiles.La feve demande (6o) une terre forte. On ne doit point mettre devefce dans un terroir aquatique & plein d’herbes. Le fdigo est dela même complexion que le triticum , c’est-à-dire qu il demande,comme lui, un terroir découvert, élevé , bien exposé au soleil.Les lentilles fe. trouvent bien dans une terre rouge , & garnie d’ar-brisseaux, mais qui ne soit pas couverte d’herbes. L’orge aime lesterres repoíées, & celles qui peuvent porter deux ans de fuite ; maisil faut mettre forge de trois mois dans des endroits où les autresbleds ne peuvent mûrir, & qui font assez gras pour porter deux ansde íuite. Selon une autre opinion (61) non moins solide, il faut semerdans des terres légeres les graines qui n’ont pas besoin de beaucoupde nourriture, telles que le cytise & les légumes, eu exceptant (6 z)

Jn pingui reclius , quasucci Junt majo-ris j oius j triticum , filigo linum. D’a-près ce passage de Varron, je lis antexte de Pline, avec le. Pere Hardouin:

& cicere, excepto , legumina qua 3 &c.St je rejette la leçon & cicer , exceptisleguminibus , suivie par les autres Edi-teurs,