43^ NATURALIS HISTORIE LIB. XVII I.
primum appellata deliratio est. Quarto seri sulco Virgiliusexistimatur voiuiste, cum dixit optimam este segetem , quasbis solem, bis frigora sensisset. Spissius solum, sicut ple-rumque in. Italia , quinto sulco seri melius est , in Tuscisvero nono. At fabam Sc viciam non proscisso serere sinedamno, compendium operas est.
Non omittemus unam etiamnum arandi rationem, inTranspadana Italia bellorum injuria excogitatam. Salasticum subjectos Alpibus depopularentur agros , panicum
& en partie de Ia fouille plus articuléeque fait le foc cn creusant ce secondsillon nécessaire à l’écoulemenr deseaux qui pourroient nuire -à la se-mence. Ce n’est pas que ce secondsillon ne prenne aussi le nom de lire ,comme on le peut voir chez Colu-melle , qui écrit, hv. z , chap. 8 : Ca-vebitur ut patentes liras , crebrofquesul -cos aquarios , quos nonnulli elices vo-cant , faciamus j & omnem humorem incolliquias j atque inde extra segetes de-rivemus , &c. Mais Festus garde leniorlira pour exprimer le sillon ensemen-cé , distinguant formellement les liresd’avec les rigoles ou seconds sillons.Voici ses paroles : E lices, fulci aquariisper quos aqua collecta educitur è liris.Pline prend aussi lira dans ce sens pro-pre ; car il est à remarquer que chezlui lirare signifie suivre la lire ensemen-cée , pour que la herse plate , en pas-sant par-dessius, la recouvre, de terre.On feroit un livre volumineux desfausses interprétations qui ont été fai-tes de ce passage de notre Auteur. Jeme dispenserai de rapporter ici les mé-prises du Pere Hardouin , de Dupi-net , de M. Jault . «S c de plusieursautres. Le seul point important, celui
auquel je m’arrête, c’est de rétablir letexte dans fa pureté , d’après la leçonmanuscrite, &de donner la véritableexplication de ce passage ainsi resti-tué. Je dois seulement justifier Varron,à qui l’on a prétendu faire dire que lesecond sillon ( la rigole ) se fait par lemoyen de la planche d’addition; tan-dis que chez cet Auteur la planche enquestion ne sert, comme chez Pline,qu’à recouvrir de terre la lire ense-mencée. C’est ìçfoc (vomer) qui, chezVarron , creuse le sillon destiné à l’é-coulement de l’eau. 11 nefaut qu’exa-miner attentivement le passage de cetAuteur , pour s’en convaincre. Voicises paroles, de re rufi. liv. i, ch. z p :Tertio cum arant jacio semine , boveslirare dicuntur , id ejl cum tabellis ad-ditis ad vomerem , simul & satum fru-mentum operiunt in porcis , <5° sulcantsojsas , quo pluvialis aqua delabatur-.Varron donne ici à la lire ou raie en-semencée le nom de porca ou d’éléva-tion, parcequ’il la considere commerecouverte de terre : Sc quand il ditqu’en joignant le secours des planchesà celui d u soc, on fait d’un mêmetems deux opérations, l une de recou-vrir la semence , Sc l’autre de creuser
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