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Tome sixieme.
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HISTOIRE NA T U R E L L E, L I V. X V I II. 435

mençoient déja à être grands 5 &: voyant qu’ils n’en pouvoient tireraucun profit, ils y mirent la charrue, afin de mieux ruiner le pays.Mais la moiíîon n’en fut qu’infiniment plus abondante : phénomènequi donna aux cultivateurs l’idée de labourer les bleds en herbe ;opération qui fe nomme aujourd’hui artrare par corruption dearatrare, qui, je pense, étoit l’ancien mot. II faut s’y prendrepour cela lorfqu’ils commencent a jetter leur tige, Sc qu ils ont déjadeux ou trois feuilles. Ne p allons pas non plus fous íilence un faitremarquable, arrivé il n’y a que trois ans (6) au territoire de Treves :c’eíl que les bleds ayant gelé par un hiver extrêmement froid, lesgens du pays refemerent (7) Sc refarclerent leurs terres au mois deMars, Sc eurent ainíi une très riche moiífon. Paífons présentementa la culture des champs, selon les diverses efpeces de bleds.

De la culture de la terre .

Le/% 0, le far y le froment ordinaire, le \ea, Sc forge, doiventêtre hersés, sarclés, Sc nettoyés par tout moyen des mauvaises her-bes, dans le tems que nous indiquerons (1) ci-après. Cette opéra-tion (2) peut être faite par une feule personne par jugerum pourchaque forte de bled. Le farclement que l’on fait au printemsrelâche Sc ramollit la terre que le froid de l’hiver avoir durcie, SCla met en état de recevoir dans ses pores la nouvelle chaleur du soleil.II faut prendre garde ( 3 ), en sarclant les bleds, de ne pas arracherleurs racines. Le froment ordinaire, forge, le \ea y la feve (4), fetrouvent mieux d’ctre sarclés deux fois. En arrachant les mauvaisesherbes-lorsque les bleds font noués, on fait (j) profiter la racine

DConfìrmépar Columelle, liv. 2 ,chap. 11. On lit auíTi chez Palladius ,liv. 2, in Januar. chap. 9 , p. 3 9 :Sarculanda frumenta : quod opus pleri-que negant fieri dehere , quia radiceseorum detegantur , aut incidantur, & ne-centur frigeresubsecuto : mihi autemvide-

tur herbofis locis tantum effe faciendum.

(4) Palladius, ibid. p. 39 , veut pa-reillement qu’on sarcle la feve deuxfois ; Columelle exige pour ce mêmelégume trois sarclements , liv. 2 , cha-pitre 1 2 , p. 66 .

(5) Columelle, ibid.

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