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Tome sixieme.
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HISTOIRE N A T U R E L L E , L I V. XV I I I. 46s

les étoiles se cachent, Sc que leur éclat cesse de nous être sensibleà l’occalion de la présence du soleil, c’est ce qu on appelle leur cou-cher ,& qu’on auroit mieux fait d appeller leur immersion : Sc quandelles se montrent à nous après que le soleil a outrepassé .la partiedu ciel où elles séjournent, c’est ce qu’on nomme leur lever, Scqu’on auroit plutôt du nommer leur émersion. Passons à la secondemaniéré dont s’entendent le lever Sc coucher des étoiles. Si ellesmontent fur l’horizon dans le tems que le soleil se leve, c’est ce qu’onappelle leur lever du matin ; Sc si c’est dans le tems que le soleil secouche, cela s’appelle leur lever du soir. En outre, si elles des-cendent fous l’horizon lorsque le soleil se leve , c’est ce qu’onnomme leur coucher du matin ; Sc si c’est lorsque le soleil se couche ■c’est ce qu’on nomme leur coucher du soir. Elles ne peuvent ctrevues dans ces deux derniers cas que jusqu’à trois quarts d’heure aumoins avant le lever du soleil, Sc autant après son coucher. Indé-pendamment de cette classe d’étoiles, il y en a d’autres qui se leventSc se couchent jusqu’à deux fois (1 6), Au reste, nous ne parlons icique des étoiles fixes.

„ Martianus Capella , & même dans,, les Calendriers du vénérable Bede,n qui émir né en Angleterre l’an 67 z.

,, Ainsi les descriptions de la sphere» & des levers des astres , que l’on» trouve dans Pline & dans les autres,» Auteurs Romains, ne conviennent» souvent qu’à l’année .950 avanto J. C. ou environ ; en sorte qu’il fail-li droit ôter des longitudes des étoiles„ que nous observons actuellement ,„ vers l’an 1770, environ ttente-huit„ degrés, qui est le changement en»» 1700 ans , si l’on vouloir faire des„ calculs qui fussent d’accord avec les» phénomènes cités pat les Anciens,-- puisqu’ils supposoient, d’après lau tradition, que toutes choses étoient

Tome FL

» dans le même état qu’au tems d’Hc-» siode, 950 ans avant J.C. Cepen-», dant il s’en faut bien que tous les» passages des Auteurs Latins soient,, d’accord avec cette hypothèse. Le>, P. Petau observe que Pline &' Co-,, lumelle mettent le lever héliaque» des Pléiades quarante-huit jours», après l’équinoxe du printems, Sc» que cela 11’étoit vrai que pour le» siecle de Méron , qui vivoit 430 ans>, avant J. C. Sc pour le climat de la-, Grece; mais les Romains adopte-,, rent tout, fans choix & fans calcul.,, Voyez la dissertation du P. Petau,„ liv. 1 , cap. 9 , de Ortu & Occasu.m Vergiliarum -,.

(id) Tels font l’Arcture Sc l’Aigle.Nnn