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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XIX. 12 ./

fait provision pour les longs voyages par mer. Dans certe vue, onles coupe avant qu’ils touchent à terre , &: on les met dansdes tonneaux où il y a eu de l’huile, mais que l'on a bien faitsécher, Sc que l'on bouche ensuite exactement, afìn qu’il n’y entrepoint d’air. Quelques-uns (61) mettent de la moufle de mer aupied des choux quand ils les replantent , ou autant de nitre piléqu’on en peut prendre avec trois doigts, dans l’eípérance de lesfaire mûrir plus vite. D’autres prennent de la graine de trefle ( 6 i)Sc du nitre pilés ensemble, Sc en saupoudrent les feuilles de choux.En effet, le nitre les maintient dans leur verdeur (63), mêmeâpres qu’ils font cuits. On peut aufíi la leur conserver en les fai-sant cuire à la maniéré d’ Apicius, les ayant auparavant laifle trem-per dans Thuile Sc le sel. II y a une façon d’enter les plantes po-tagères ; pour cet eftet, on coupe les rejettons qui sortent de latige , Sc on met dans la moelle telle autre graine que l’on veut :cela fe pratique même dans le concombre sauvage. La lampfaneest une herbe potagère qui a trois feuilles, Sc qui croît dans leschamps. Elle est devenue fort célébré par les chansons plaisantesSc bouffonnes que les soldats de Jules César chantoient dans fes-triomphes; car, de deux vers l’un, ils lui reprochoient que lorf-qu’ils étoient auprès de Dyrrachium , ils n’avoient vécu que decette herbe, le raillant ainsi fur la récompense mesquine qu’ilsavoient reçue de leurs services : la lampfane (64) est une efpecede chou sauvage.

que le chou particulier dont Plineparle ici, a été à tort assigné à ce genrepar les Anciens , qui de fa tige fai-íoient une forte de pain ; ce à quoi latige ligneuse Sc filandreuse de notrelampfane n’est nullement propre. CeSavant conclut que celle dont il s’agitprésentement est notre carotte vul-gaire. Voici comme il raisonne : Hsclapsana Plinii y qu a & Dioscoridis( 1. z, chap. 142) , olus est

sylvestre y cujus solia caulesque in cibocoquuntur : ^ár/jtv'ov íci» itfiov, • . è ratqvhXu b xctvhìç îiQÌítu. 1 Porro

prstcr id olus quod trium foliorumfuisse Plinius ait' y & cymamsylvesrem yaliud in cibis Cssariani milites adhibue-runt : radicem nimirum edulem y paniconficiendo idoneam y cujusmodi lapsans,radix non efl y tenuis & lignosa Hanc'radicem Cssar ipse y lib. 3 de Bell. Civ,.charam vocat. Est etiam genus radicis „