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Tome septieme.
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145
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histoire naturelle, liv. XIX. 14/

dire L la cunila sauvage, donnant à la cunila cultivée, ou sarriette p r o*prement dite, le nom de thymbra. La sariette est du nombre des her-bes qui servent d’assaisonnement aux sauces : on la seme au mois deFévrier. Elle ressemble fort à l’origan. Aussi n’emploie-t-on jamaisces deux herbes ensemble, parcequ’elles ont la même vertu : seu-lement on préféré l’origan d’Egypte à la sarriette.

Le lepidion (12.9) nous est venu des pays étrangers. On le semedès le milieu de Février; & après qu’il a poussé, on le coupe àfleur de terre (130) ; ensuite on le sarcle & on le fume, & celapendant deux ans. Après quoi, on se sert de cette herbe, à moinsque l’hiver ne la fasse mourir ; car elle craint extrêmement lefroid. Elle s’éleve jusqu a la hauteur dune coudée : ses feuillesressemblent à celles du laurier, si ce n’est quelles font molles. Onne fait usage du lépidion qu’avec du lait.

La nielle (r z t) sert aux boulangers ; l’anis &: l’aneth dans lacuisine S£ dansJa médecine. Le saco penium (13a) croît austi dansles jardins, & s’emploie en médecine seulement.

Certaines herbes veulent être semées avec d’autres ; comme lepavot, que l’on seme avec le chou ôc le pourpier : ou comme laroquette, que l’on seme avec la laitue. Pour ce qui est du pavotde s jardins, il y en a de trois sortes. La premiere, c’est le

que Regio in horto vidimus. Thymbraih Grœciafrequensj maximeque in Chio 3tejle Anguillara } part. n, pag. 203.

(129) Voyez , chez Dodonce ,p. 704, la figure du lepidium ou pas-serage; figure vérifiée au Jardin duRoi par le Pere Hardouin. Voici la no-menclature de la pasterage par AdrienJunius : LepidiumCivQ iberis. Grxcis ,i&tfïç, y.apS'a.ua.vnxti kyptoy.clpS'aL/j.ov i^quafinajlurtium sylvefire ) ; Allem. jlein-krejjìg , wilderkre £ , gauchbloum ■ Gall.pajserage , chajserage , najitort sauva-ge ; Irai. lepidio } iberide ; Hisp. nas-

Tome FU.

turcio montejìno.

(130) Lepidium , v élut porrum sati-vum demetere poteris , rarihs tamen 3&c. Columelle , liv. x 1 , chap. 3.

(1 3 1) J’ai suivi 1 ’opinion de Dupi-net & de M. Jault, qui prennent legith de Pline pour notre nielle ; cequ’Anguillara met en doute, part. 12,p. 21 6. Quoi qu’il en soit, le gith dePline est le piXclvfhov de Dioscoride,liv. 3 , chap. 93. On en reparlera auliv. 2*o , chap. 17.

(132) Nous en traiterons au 1 . 20,chap.18.

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