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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XIX. 147

pavot blanc (133), dont la graine, étant rôtie &c mêlée avec dnmiel (134), íe servoit au dessert chez les Anciens. Les gens dela campagne, après avoir doré leur pain avec un œuf battu, sau-poudrent de cette graine la croûte supérieure (13 j) ; & de grainede persil mêlée de nielle la croûte de dessous, afin de donner à cesdeux croûtes un goût plus relevé. La seconde sorte de pavot, c’estle pavot noir (136;, dont la tige, lorsqu’on y fait une incision,rend un suc laiteux. La troiíieme force, c’eíl le pavot rouge, oucoquelicot ( r 37). II croît de lui-même dans les champs (138) ,& fur-tout parmi forge. II a ordinairement une coudée de haut.Sa feuille est comme celle de la roquette3 fa fleur, qui est rouge,tombe bientôt : c est pourquoi les Grecs donnent a ce pavot lenom de rhœas (139). Quant aux autres fortes de pavot sauvage,nous en parlerons (140), en traitant des vertus médicinales desherbes. Les pavots ont toujours été en grande estime chez lesRomains, comme le prouve ce que fit Tarquin le Superbe, qui,pour toute réponse aux Ambassadeurs que Ion fils lui avoir en-voyés, fe contenta d’abatre (141), en leur présence, dans unjar-

c. 13 , & de Dioscoride , liv. 4, c. 64.

(139) Ceci est confirmé par Galien,qui, au liv. 7 de Fac, Simp. Med.p. 207 , écrit : goiàç oyou-á^tTcti 3 & unpeu plus loin : ivofxd^Ti poidS'u. Surquoi le Pere Hardouin prétend quePline eût écrit plus exactement, fi ,au lieu de rhoam vocant Gr&ci , ileût dit rhoada vocant Graci. Maiscette critique elle - même n’est pasexacte 3 car les mêmes mots Grecs fé-minins , qui font a au nominatif, &as au génitif, pastent volontiers decette seconde déclinaison à la cinquiè-me , & font alors as au nominatif, &ados au génitif 3 témoin Mata, merede Mercure , qui fe décline égale-ment Mataj Matas y&c Matas , Maïa-

dos ; comme le prouvent fans répliqueles anciennes hymnes Grecques aMercure. Le Pere Hardouin devoirdonc fe contenter de dire que rhoanferoit ici une leçon plus exacte querhoam ; & tout nous invite à croireque Pline avoir en effet écrit rhoan àl’accufatif de la seconde déclinaisonhellénique. Pline, au surplus, infi-rme que le pavot rhoa ou rhoas est ainfinommé àttì tì Luv ^ ce que confirmeauffi Diofcoride, ib id., & ce qu’ex-plique très nettement Adrien JuniuSdans fa nomenclature du pavot,-ex-posée ci destus, note 133.

(1403 Au liv. 20 , chap. r 8.

( 141 ) Hérodote raconte la mêmecliofe de Thrasibule , liv. 5 , p. 324.

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