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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XX. l6?

fer, & qu une autre pierre (4) le repousse 3 qu’eníin le diamant,la plus précieuse des richesses, ne fauroit être brisé par aucuneviolence, mais seulement par le sang de bouc (5). II y a biend’autres merveilles semblables à celles-là, ou même encore plussurprenantes, desquelles nous parlerons en tems &: lieu. Je priele Lecteur de trouver bon que commençant par traiter des pluspetites choses, mais qui font en même tems les plus salutaires,j’envisage premièrement sous ce rapport les herbes des jardins.

Du concombre sauvage , & de son suc nommé elaterion.

Nous avons dit ci-dessus ( 1 ) que le concombre sauvage estbeaucoup plus petit que le cultivé (z). On tire de fa graine un sucappellé elaterion (3) qui est d’un grand usage en médecine. Pouravoir ce suc , il faut cueillir les concombres avant qu’ils soientmûrs ; car íi on attend leur maturité ( 3 *), le suc Sc la graine Ré-chappent impétueusement avec danger pour les yeux. Lorsqu’ona cueilli ces concombres, on les garde pendant une nuit, Sc lelendemain on les fend avec un roseau. Quelques-uns les saupou-drent de cendre, afin de retenir une plus grande quantité de suc.Enl’exprimant, on le reçoit dans de l’eau de pluie, Sc il va au fond3ensuite il s’épaissit au soleil, Sc on en forme des trochisques qui font

encore à tous les purgatifs qui agissentpar les voies inférieures. Pline ditqu’on tire l’élatérion de la graine duconcombre, & c’eít littéralement la-vis de Théophraste, Hijlor. livre 9 ,chap. 10. Mais Dioícoride difformeslement qu on sobrient en exprimantle suc du fruit même, entrant au sur-plus dans un plus grand détail quePline fur cette opération. Voyez Diof-coride, liv. 4, chap. 155. Le PereHardouin prétend concilier ces deuxTome VII.

sentiments, en soutenant qu'icichez Théophraste, & semen chez Pline,signifient la même chose que xapraf ,fruclus j chez Dioscoride. Je n’en croisrien. La dénomination de l 'élatérìortvient du verbe Grec , pellere. Eneffet, c’est un puissant purgatif.

(5*) Pour peu que l’on touche lesconcombres sauvages quand ils fontmûrs , le pédicule se sépare du fruit,par une petite ouverture csoù le sucRéchappe.

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