voici qui dent du merveilleux Q) : on dit que si on attache desgraines de coloquinte en nombre pair fur des períonnes maladesde fièvres périodiques, ces personnes guérislent. Quant iux cour-ges des jardins , on les pele, on en exprime le suc; & l’ayantfait un peu chauffer, on le verse dans les oreilles pour en appai-fer la douleur (10). La chair intérieure de ces courges, âpresqu on en a ôté la graine, est bonne pour remédier aux clous despieds & aux suppurations que les Grecs nomment apostêmes ( 11 ).La décoction de la courge entiere affermit les dents qui bran-lent, &: en calme les douleurs (12,). Le vin dans lequel on a faitbouillir ce fruit arrête les fluxions qui tombent fur les yeux (13).Les feuilles, pilées Sc appliquées avec celles de cyprès fraîches,guérissent les plaies : la chair même de la courge, étant cuitedans un vaisseau d’argille & mêlée avec de la graisse d’oie , pro-duit le même effet. Les raclures de l’ écorce , lorfqu’eile est encorefraîche (14), temperent la chaleur de la goutte & les ardeurs (15)de la tête, qui font causées par des coups de soleil, fur-tout cellesdes enfants. Ces mêmes raclures, ou les graines, étant appliquéesfur les éréíipeles(ió), y font très utiles. Le suc des raclures, ré-
tìuntur j validissime prosunt. La leçonstriastm , a-tf&tnv , de Dioscoride , ré-pond au dolor capitis de MarcellusEmpiricus dans la derniere phrase jcar il s’agit là d’une douleur inflam-matoire , causée par un coup de soleil :c’est ce que Pline va appeller ardor ca-pitis. Voyez la phrase suivante.
(15) Cet ardor capitis infantium dePline répond au firiôfis padión deDioscoride j & Pline , au Iiv. 3 a, cha-pitre 14 , appellera ce même accidentadustio infantium. Les autres AuteursGrecs qui en parlent, Rappellent, pluscorrectement que Dioscoride ,, s-uúa-0-/;, la siriase , c’est-à-dire inflamina-cion causée par l’aspect de Sirius , ma-
ladie caniculaire, &c.
(16) La maladie que les Latins ontnommée ignis sacer , répond stricte-ment à celle que nous nommons lefeu S. Antoine. Le Pere Hardouin ladéfinit genus morbi ex pustulis perexi-guis j in suibus femper ferè pusest 3& sape rubor cum calore. Mais ce mê-me Savant observe que presque danstous les cas où Pline emploie î’expres-fion ignis facer ) Dioscoride, qui a vi-siblement puisé dans les mêmes sour-ces que lui, emploie celle d’éréstpele ;doit il conclut que c’est presque roiviours ainsi qu’il.faut traduire ignis sa-cer chez Pline, En ester, poursuit ceSavant , les Glostes Gr.rco-Latines;